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A la une / International

Le socialiste Sanchez au pouvoir à Madrid

Espagne : fin de règne pour Mariano Rajoy

Pedro Sanchez, nouveau chef du gouvernement espagnol. © D.R.

Engagé dans un bras de fer sans issue avec la Catalogne et déstabilisé par le scandale de la corruption au sein de son parti, Mariano Rajoy n’était plus en mesure de sortir Madrid de l’impasse.

Le Chef du gouvernement espagnol a été évincé du pouvoir par un vote, hier matin, du Parlement qui a adopté une motion de censure à une majorité de 180 députés sur 350, ont rapporté les agences de presse. Il cède ainsi sa place au socialiste Pedro Sanchez, après 10 ans à la tête du gouvernement conservateur, après l’éclatement du scandale du financement illégal du Parti populaire, dont il est issu, suivi d’un retentissant procès ayant abouti à sa condamnation. Dans cette affaire, appelée Gürtel, les juges ont conclu à l'existence d'un authentique système de corruption institutionnelle entre le PP et un groupe privé à travers la manipulation de marchés publics, ainsi qu'à l'existence d'une caisse noire au sein du parti.
Ils ont de plus mis en doute la crédibilité de M. Rajoy qui avait nié l'existence de cette comptabilité parallèle devant le tribunal. “Nous pouvons présumer que la motion de censure sera adoptée. En conséquence, Pedro Sanchez va être le nouveau président du gouvernement”, avait déclaré le désormais ex-Chef du gouvernement, dans une courte allocution acclamé par ses partisans, félicitant son rival et soulignant son “honneur” d'avoir dirigé le pays, a rapporté l’AFP. La motion de censure a été déposée par le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez. “Aujourd'hui, nous écrivons une nouvelle page de l'histoire de la démocratie dans notre pays”, a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d'économie.
À 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche, lui, dont l'investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016, avant qu'il ne réalise en juin de la même année le pire score de l'histoire du PSOE aux élections législatives. Débarqué du poste de numéro 1 de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes, l'an dernier, grâce au soutien de la base contre les barons du PSOE. Monté au front contre M. Rajoy dès l'annonce le 24 mai de la condamnation du PP dans le scandale Gürtel, il a tenté, cette fois, avec succès, un coup de poker politique.
Mais il a dû former autour des 84 députés socialistes une majorité hétéroclite allant de Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques du PNV. Outre le défi économique, le nouveau Chef du gouvernement aura sur les bras le conflit latent avec la Catalogne qui, malgré la formation d’un nouveau gouvernement sans les leaders indépendantistes en exil, ne renoncera pas à l’idée d’indépendance pour laquelle les Catalans ont voté le 1er octobre dernier lors d’un référendum que Madrid a réprimé avant de l’annuler via sa machine judiciaire.
Le face-à-face violent entre Rajoy avec les indépendantistes a plongé l’Espagne dans une grave crise politique et en dépit du soutien de l’Union européenne à Madrid pour la préservation de l’unité de l’Espagne, Bruxelles a affiché sa désapprobation de la gestion du gouvernement conservateur de la crise en Catalogne.


Lyès Menacer/Agences


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