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A la une / International

Son secrétaire d’État est en tournée au Moyen-Orient

États-Unis : le chantage de Trump sur le nucléaire iranien

Donald Trump, président des États-Unis.© D.R.

Ce n’est pas tant le nucléaire iranien qui dérange le président des États-Unis, mais le rôle d’axe que joue Téhéran dans l’équilibre des forces dans la région du Proche-Orient.

Le président des États-Unis, Donald Trump, est déterminé à isoler l’Iran en s’attaquant à l’accord sur le nucléaire que son pays avait conclu en 2015 à Vienne avec Téhéran, conjointement avec d’autres capitales occidentales et sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). La première tournée dans les pays du Golfe de son secrétaire d’État, Mike Pompeo, fraîchement arrivé à la Maison- Blanche, répond à cet objectif auquel il a réussi à rallier son homologue français Emmanuel Macron qui a opéré un revirement spectaculaire dans ce dossier en remettant en cause l’accord en question. “L'Iran déstabilise l'ensemble de la région” et, “contrairement à l'administration précédente, nous ne négligerons pas la vaste étendue du terrorisme iranien”, a déclaré à la presse M. Pompeo avant de quitter Riyad où il a rencontré le prince héritier Mohamed Ben Selmane et le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir, a rapporté l’AFP. Il a ajouté que Washington allait “continuer à travailler avec ses alliés européens” pour corriger l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. “Mais si un (nouvel) accord ne peut pas être trouvé, le président (Trump) a dit qu'il (le) quitterait”, a-t-il menacé, alors que l’AIEA s’est déjà élevée contre une telle décision qui sapera des années d’efforts diplomatiques en faveur de la dénucléarisation de l’Iran. Samedi, à l’issue de la réunion tripartite irano-turco-russe à Moscou, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé l’attitude méprisante et haineuse de Trump, qui a déjà pris des décisions similaires en annulant plusieurs accords internationaux et régionaux que ses prédécesseurs avaient conclus. “Monsieur Trump n'a pas respecté et a violé les engagements des États-Unis. Aujourd'hui, il ne veut pas revenir à ses propres engagements, mais avance des exigences déraisonnables qui sont bien sûr inacceptables pour le peuple iranien ainsi qu'aux autres signataires du Plan d'actions communes et aux membres de la communauté internationale”, a déclaré M. Zarif lors d'un point presse à Moscou, a rapporté la presse moscovite. La Russie, un des pays signataires de l’accord sur le nucléaire iranien, a dénoncé la politique de Trump concernant un dossier aussi sensible que celui-ci, dans un contexte régional qui appelle plutôt à chercher l’apaisement que la provocation de nouvelles tensions aux conséquences désastreuses pour la région du Proche et Moyen-Orient. “Nous sommes pour que l'accord soit préservé dans son état actuel”, a rappelé mercredi dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lit-on sur Sputnik News. Mais l’entêtement de Trump plaide pour une annulation pure et simple de cet accord. Le président des États-Unis doit annoncer le 12 mai prochain sa décision concernant ce texte qui a été signé entre l’Iran et six autres pays (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).


Lyès Menacer

 


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Brahms le 30/04/2018 à 13h50

Avec les satellites espions, ils voient tout à 10 mètres près. Regardez le bombardement de la Syrie, ils ont touché dans le mile. C'est ça la technologie, le savoir. Chez nous pour arriver à ça, on est encore très loin.

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