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A la une / International

Allant à contre-courant de son prédécesseur Barack Obama

États-Unis : Trump laisse ouverte la prison de Guantanamo

La prison de Guantanamo Bay ne compte plus que 41 détenus. ©D. R.

Les images des prisonniers en combinaison orange, derrière des grillages surmontés de fil barbelé, avaient fait le tour du monde et choqué, tout comme les gavages imposés à ceux refusant de se nourrir.

La tristement célèbre prison de Guantanamo Bay, située sur la pointe de l’île de Cuba restera ouverte, a annoncé le président des États-Unis, Donald Trump, dans son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès mardi soir. Alors que la fermeture de la prison de Guantanamo ne devait être qu’une question de temps, même si Barack Obama n’avait pas réussi à le faire faute d’accord avec le Congrès, voilà Donald Trump qui affirme avoir signé le décret de la maintenir ouverte. En effet, cette question aura été l’annonce principale du discours sur l’état de l’Union du président des Etats-Unis, et marque une véritable rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur de fermer le site carcéral controversé. “Aujourd’hui, je tiens une autre promesse” de campagne, a souligné Donald Trump, avant d’ajouter : “Je viens juste de signer un décret ordonnant” au ministre de la Défense Jim Mattis “de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay”. Expliquant sa démarche, il a précisé : “Je demande au Congrès de s’assurer que dans la lutte contre l’EI et Al-Qaïda, nous continuons à disposer du pouvoir nécessaire pour détenir les terroristes où que nous les chassions, où que nous les trouvions, et dans de nombreux cas, pour eux, ça sera maintenant Guantanamo Bay.” Ainsi, c’est le retour à la case départ en faisant la partie belle à la politique de de l’ancien président George Walker Bush, qui incarnaient les excès dans la lutte antiterroriste des États-Unis. Les images des prisonniers en combinaison orange, derrière des grillages surmontés de fil barbelé, avaient fait le tour du monde et choqué, tout comme les gavages imposés à ceux refusant de se nourrir. L’armée américaine avait construit, à l’époque rapidement ce centre de détention sur une base navale appartenant aux États-Unis, à la pointe est de l’île de Cuba. Il s’agit d’une enclave de 117 km2 (dont seulement 49 km2 de terre ferme), cédée par Cuba aux États-Unis en 1903, pour remercier son puissant voisin de son aide dans la guerre contre les Espagnols. Au plus fort de son activité, sur les braises de la “guerre contre le terrorisme” lancée par George W. Bush, 780 personnes étaient détenues à Guantanamo pour leurs liens présumés avec Al-Qaïda et les talibans. Des centaines de détenus ont depuis été libérés ou transférés vers leur pays natal ou des pays tiers. Il ne reste aujourd’hui que 41 détenus, qui pour la majorité ne font l’objet d’aucun chef d’accusation mais dont la libération n’est pas à l’ordre du jour, car ils sont jugés trop dangereux. La première réaction à cette annonce de garder cette prison ouverte n’a pas tardée à fuser de l’ONG Human Rights Watch : “Désolée Donald Trump, vous donnez de fausses informations sur Guantanamo. La maintenir ouverte sape la sécurité nationale américaine, ne la renforce pas. Demandez simplement à George W. Bush, Colin Powell et d’innombrables autres experts en sécurité qui sont d'accord, ont tenté de la fermer.”

Merzak Tigrine


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