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A la une / International

Près des deux tiers de la population risquent d’être touchés

FAO : la faim menace 155 000 Sud-Soudanais

Les enfants, les plus vulnérables face à la faim. © D.R.

Outre les conditions climatiques difficiles, l’ampleur de la crise de la faim est aggravée par la persistance du conflit armé, à l’origine de l’accélération de l’effondrement économique.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé hier un nouvel appel à l’aide en faveur du Soudan du Sud, où plus de 155 000 personnes risquent de mourir, selon un communiqué de cette institution rendu public dans la matinée. “155 000 personnes sont particulièrement menacées, dont 29 000 enfants qui pourraient souffrir d'une faim extrême”, lit-on dans le communiqué publié sur le site de la FAO qui précise qu’“il s'agirait du plus grand nombre de personnes à avoir jamais été confrontées à une situation d'insécurité alimentaire au Soudan du Sud”. Et d’avertir que si n’est fait immédiatement, “plus de 7 millions de personnes au Soudan du Sud – soit près des deux tiers de la population – seront confrontées à une situation de grave insécurité alimentaire d'ici les prochains mois”, soulignant que “la période qui comporte le plus de risques sera la saison creuse, entre mai et juillet”. Dans le rapport de situation et de projection du “cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC)”, publié également hier, ses rédacteurs affirment qu’entre mai et juillet 2018, environ 7,1 millions de personnes seront touchées par la crise, dont “1,3 million d'enfants âgés de moins de cinq ans menacés par une malnutrition aiguë” d’ici fin mai si rien n’est fait. “Les conflits et l'aggravation des souffrances liées à la faim ont conduit à une forte hausse des taux de malnutrition”, explique la FAO, affirmant que “les taux de malnutrition sont appelés à augmenter pendant la saison pluvieuse qui débutera en avril”. Car “de nombreuses communautés seront alors isolées et dans l'incapacité de rejoindre les services médicaux. Les pluies rendront les routes du pays inutilisables, et il sera dès lors de plus en plus difficile de livrer du matériel aux centres médicaux”, lit-on encore dans le document en question. “La situation est extrêmement fragile et nous sommes sur le point de nous retrouver face à une autre situation de famine. Les projections sont plutôt sombres. Si nous les ignorons, nous serons face à une tragédie de grande ampleur. Si les agriculteurs bénéficient d'une aide pour reprendre leurs activités agricoles, nous allons vite constater une amélioration de la sécurité alimentaire dans le pays grâce à l'augmentation de la production locale”, a déclaré Serge Tissot, représentant de la FAO au Soudan du Sud.
“Chaque année, la situation se détériore davantage, au fur et à mesure que le conflit perdure et alors que de plus en plus de personnes perdent le peu qu'elles possèdent. Nous sommes préoccupés par le fait que la saison creuse, qui correspond à la période à laquelle les récoltes s'amenuisent, a débuté beaucoup plus tôt que prévu. À moins d'anticiper notre aide et au lieu de mettre en œuvre une intervention pendant la saison des pluies qui sera plus coûteuse, davantage de familles se battront pour survivre”, a déclaré Adnan Khan, représentant et directeur pays du PAM. “Nous nous attendons à faire face à une situation de grave malnutrition chez les enfants comme cela ne s'est jamais vu auparavant. Sans la mise en œuvre urgente d'une intervention et sans pouvoir parvenir à ceux qui en ont le plus besoin, de nombreux enfants vont mourir. Nous ne pouvons laisser faire cela”, a indiqué Mahimbo Mdoe, représentant de l'Unicef au Soudan du Sud.


Lyès Menacer

 


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Brahms le 27/02/2018 à 15h39

Ils font trop de gosses, les maris ont 03 à 04 femmes donnant 20 gosses. Ils se démultiplient comme les lapins et après ils viennent tous nous enquiquinés en France avec leurs marmots et leurs coutumes d'arriérés. Restez chez vous les Soudanais, vous avez du pétrole dans le sud. La France c'est 1 siècle + 10 ans de travail acharné dont les Kabyles furent les premiers travailleurs en 1907 ce qui a donné des droits et des avantages grâce au travail. Rien n'arrive par enchantement.

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