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Paris rappelle son ambassadeur à Rome

France-Italie : c’est la brouille !

Luigi Di Maio (au centre), le vice-Premier ministre italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles, en compagnie des figures des “gilets jaunes” dont Ingrid Levavasseur. © D.R.

La rencontre mardi en France du vice-Premier ministre Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles, avec des “gilets jaunes” a été la goutte qui a fait déborder le vase, que Paris considère comme “une provocation supplémentaire et inacceptable”.

Rien ne va plus entre l’Italie et la France, qui a rappelé jeudi son ambassadeur à Rome. Cette décision de Paris, sans précédent entre les deux pays depuis 1945, intervient après une série de déclarations de responsables italiens, que la France  qualifie “d’outrancières”.
Il s’agit d’une rare escalade entre ces deux membres de l’Union européenne, qui cristallise un peu plus les lignes de fracture en Europe à quelques mois des élections européennes.
Face à la réaction de Paris, les deux responsables italiens, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini et le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, auteurs des déclarations dénoncées par la France, se sont aussitôt dit prêts à rencontrer le président Emmanuel Macron et le gouvernement français. “Nous ne voulons nous fâcher avec personne, les polémiques ne nous intéressent pas”, a assuré M. Salvini, chef de l’extrême droite italienne.
Cela ne suffit pas calmer Paris, qui a rétorqué par le biais d’une source officielle : “Nous ne cherchons pas l’escalade, nous ne rompons pas le dialogue mais nous disons clairement : “On en a marre de ces provocations et de ces ingérences.”
Hier matin encore, la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, affirmait que le rappel de l’ambassadeur de France en Italie vise à “siffler la fin de la récréation” après “une ingérence malvenue de responsables italiens”.
“Il ne s'agit pas de dramatisation, il s’agit de dire la récréation, c’est fini”, a affirmé la ministre sur Radio Classique. “Un membre d’un gouvernement étranger qui vient en France soutenir même pas un leader politique mais quelqu’un qui a appelé à la guerre civile, quelqu’un qui a appelé au renversement du président et à un gouvernement militaire, ça n’est jamais arrivé”, a-t-elle souligné.
Paris, qui avait choisi jusqu’ici de ne pas réagir afin d’éviter la surenchère, s’était limité à convoquer au ministère français des Affaires étrangères l’ambassadrice d’Italie en France le 21 janvier après ces propos jugés “inacceptables”. Mais la rencontre mardi en France de Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) avec des “gilets jaunes” a fait déborder le vase.
“Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable”, a martelé la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, rappelant “la nécessité du respect entre deux gouvernements démocratiquement élus”.
Luigi Di Maio n’est pas venu voir “n’importe qui en France, il est venu voir Monsieur (Christophe) Chalençon, un séditieux qui appelle à la guerre civile”, souligne-t-on de source gouvernementale. “Avoir des désaccords est une chose, instrumentaliser la relation à des fins électorales en est une autre”, a toutefois pointé la porte-parole de la diplomatie française. En déplacement au Liban, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s’est voulu de son côté rassurant en déclarant que “les relations entre les deux pays sont si anciennes que toute mauvaise passe, même institutionnelle et un peu vive, pourra être dépassée”.     

                                                                        
Merzak T./Agences

 


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