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A la une / International

Dans un discours aux parlementaires à Versailles

France : Macron annonce “un cadre et des règles” pour l’islam

Emmanuel Macron, président de la république française. © D.R.

Le jeune président français réussira-t-il sa bataille de réforme de l’islam pour en faire une religion adaptée aux principes de la République ?

La deuxième religion de France, l’islam, a été hier à Versailles au cœur du discours du président français Emmanuel Macron qui a annoncé la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel dès l’automne prochain, ont rapporté les médias locaux. “Dès l'automne, nous clarifierons cette situation en donnant à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République. Nous le ferons avec les Français dont c'est la confession et avec leurs représentants”, a annoncé le président français, soulignant que “la République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam”. Le jeune chef d’État français a estimé que “l'ordre public, la civilité ordinaire, l'indépendance des esprits et des individus à l'égard de la religion ne sont pas de vaines paroles en France et cela impose un cadre rénové, une concorde retrouvée”, ajoutant qu’“il y a une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, de société libre dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux”. Mais, a-t-il insisté, “en France, la liberté individuelle et des choix, tant qu'ils n'atteignent pas les droits des citoyens, sont des principes intangibles. Nulle mise en cause de ces principes ne peut être acceptée sur le fondement d'un dogme religieux”. Des “assises territoriales”, en vue d'améliorer la représentation institutionnelle du culte musulman, le financement des mosquées et la formation des imams et aumôniers doivent être organisées d'ici au 15 septembre. Cette volonté d’aller vers un islam réformé en France ne sera pas une mission facile tant certains représentants de la communauté musulmane dans l’Hexagone se refusent à toute idée de réforme de l’islam alors que de plus en plus de voix au sein même des savants musulmans souhaitent aller vers une religion qui vit avec son temps. En février, le président français avait affirmé dans un entretien sa volonté de “poser les jalons de toute l'organisation” de l’islam afin de freiner l’avancée des idées extrémistes au sein d’une communauté musulmane infestée par les organisations liées aux mouvances salafistes financées par le Qatar, mais aussi par l’Arabie Saoudite qui a fait de la promotion du wahhabisme une des priorités pour souvent asseoir son influence dans certains pays musulmans et occidentaux. Pour rappel, il y a en France près de six millions de fidèles et quelque 2500 lieux de culte. Certains continuent d’échapper au contrôle des autorités, où des discours haineux sont légion, comme le montrent les dizaines de vidéos circulant sur les réseaux sociaux.


Lyès Menacer

 


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