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A la une / International

Selon un rapport sénatorial

France : passivité de l’État face au salafisme

Les forces de l’ordre tentant d’empêcher une manifestation. © D.R.

La montée du salafisme en France et dans les autres pays européens a été favorisée entre autres par les chaînes satellitaires, les sites internet et les réseaux sociaux.

L’expansion du salafisme en France, ses dangers ont fait l’objet d’un rapport élaboré par des sénateurs qui accusent les autorités d’avoir laissé cette dangereuse idéologie se propager et dont on connaît depuis quelques années les conséquences : attentats en Europe et départs massifs en zones de conflits comme l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie. En effet, dans ce rapport consacré à la “menace terroriste” en France, les sénateurs ont dénoncé “l'inaction coupable des pouvoirs publics” face au “danger” du salafisme, dont des extraits ont été relayés par l’AFP.
Les rédacteurs de ce document ont insisté sur son caractère “endogène” et ont déploré de “fortes inquiétudes pour l'avenir”. La commission d'enquête sur “l'organisation et les moyens des services de l'État pour faire face à l'évolution de la menace terroriste après la chute de l'État islamique” prend acte du renforcement et de l'adaptation des moyens de l'État français, mais estime que le “traitement de la menace terroriste souffre de réelles insuffisances”.
Cette commission d'enquête a été pilotée par les sénateurs Bernard Cazeau (du parti présidentiel La République en marche-LREM) et Sylvie Goy-Chavent (Union centriste). Elle vise en particulier le “salafisme et l'intégrisme musulman qui alimentent la menace intérieure” contre laquelle les pouvoirs publics mettent régulièrement en garde et qui s'est traduite depuis le début du quinquennat par trois attaques dans les villes françaises de Marseille (Sud-Est), Trèbes/Carcassonne (Sud) et Paris. “Le manque de courage conduit trop souvent à fermer les yeux sur la place du salafisme en France, tandis que certains individus surveillés ne sont pas toujours empêchés de passer à l'acte”, déplore la commission d'enquête. Face à ce qu'ils estiment être une “inaction coupable des pouvoirs publics”, les deux sénateurs appellent de leurs vœux “une déclaration politique forte, dénonçant clairement le salafisme comme l'ennemi des valeurs de la République”. Ils préconisent notamment une mobilisation de l'arsenal juridique ou encore d'inscrire le salafisme sur la liste des dérives sectaires de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).
Citant des chiffres des services de renseignement, les sénateurs estiment que le salafisme ­— courant rigoriste de l'islam — représenterait environ 130 lieux de culte et entre 40 à 60 000 adeptes en France. Le rapport de la commission d'enquête dresse une liste de 63 propositions en matière de renseignement, d'organisation pénitentiaire, d'arsenal pénal ou de coopération internationale pour améliorer la réponse de l'État français face à la menace terroriste dont plusieurs ont d'ores et déjà été retenues par les pouvoirs publics. La publication de ce rapport intervient au lendemain du discours du président français, Emmanuel Macron, à Versailles et dans lequel il avait annoncé la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel pour l’Islam en France, en adéquation avec les principes de la République.


L. M./Agences

 


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