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A la une / International

Au deuxième vendredi de la colère

Ghaza : trois Palestiniens tués et 250 blessés par Israël

Évacuation d’un manifestant palestinen tué par balle. © D.R.

L’enclave de Ghaza, sous blocus israélo-égyptien depuis 2007, a vécu un deuxième vendredi meurtrier, face à la violence disproportionnée de l’armée d’occupation israélienne.

Au moins trois Palestiniens sont tombés hier en martyrs, tués par les tirs à balles réelles des soldats israéliens qui ont fait également plus de 250 blessés par les manifestants qui se sont mobilisés dans plusieurs points frontaliers avec Israël à l’occasion de la commémoration de la Journée de la terre (retour), a indiqué le ministère palestinien de la Santé dans un communiqué. “Un Palestinien a été tué à l'est de la ville de Ghaza et un autre à l'est de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne”, a précisé le ministère dans un communiqué, alors que la troisième victime est décédée à son arrivée à l’hôpital, a rapporté l’agence de presse palestinienne Qods Press New Agency, portant aussi le nombre de blessés à 252. Selon cette agence, les soldats israéliens ont tiré sur les manifestants sans sommation, ayant reçu l’ordre de le faire de la part de leur chef d’état-major quelques jours avant le début de la commémoration de la Journée du retour qui a débuté vendredi dernier, et devant durer 6 semaines. Hier encore, la violence israélienne n’a pas empêché des milliers de Palestiniens à participer à ces nouvelles protestations le long de la frontière à Ghaza, une semaine après l'agression israélienne qui avait coûté la vie à 19 Palestiniens. Depuis vendredi dernier, à l'occasion de la commémoration de la Journée de la terre, des milliers de Palestiniens, dont des femmes et des enfants, manifestent pacifiquement dans les zones tampon imposées par les forces de l’occupation israélienne sur les frontières de la bande de Ghaza. Réagissant à ces violences, la porte-parole du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Liz Throsel, a déclaré que “le recours par Israël à l'utilisation des armes à feu qui entraîne un meurtre délibéré représente une grave violation de la quatrième Convention de Genève”, lit-on sur le site de l’agence de presse palestinienne officielle Wafa. “La tentative de s’approcher de la barrière frontalière ou de tenter de la franchir par les manifestants ne constitue pas une menace pour la vie, ni le risque d'une blessure imminente qui justifierait l'utilisation de munitions réelles”, a-t-elle indiqué. “Nous demandons également au Secrétaire général des Nations unies de mener une enquête indépendante et transparente sur ces incidents afin de demander des comptes aux responsables et de demander aux dirigeants des deux parties de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de nouvelles pertes humaines”, a-t-elle affirmé. Depuis 11 ans, deux millions d’habitants palestiniens de Ghaza, dont les deux tiers sont des réfugiés, vivent sous un blocus inhumain imposé par l’armée israélienne. La Journée de la terre (retour) est célébrée le 30 mars de chaque année par les Palestiniens. Le droit au retour des réfugiés palestiniens est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU.


Lyès Menacer


 


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Brahms le 08/04/2018 à 17h53

Ce n'est pas avec des cailloux que l'on peut vaincre une armée de professionnelle. Les USA bossent pour Israël donc pas la peine de se sacrifier car les gouvernements arabes ou africains mangent tous dans la mangeoire des USA et d'Israël par (des aides financières, des subventions ou par des accords) si bien que ce sont toujours les pauvres citoyens qui servent de chair à canon ou à fusil mais personne ne va s'émouvoir sur leur sort. Par conséquent, dans 10 ou 15 ans ce sera pareil.

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