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A LA UNE / International

Alors qu’un rapport préliminaire de l’Onu l’accuse de vengeance

Haftar lance ses troupes dans le Sud libyen

Le maréchal Khalifa Haftar. ©D. R.

Au règlement politique de la crise en Libye, le controversé maréchal Khalifa Haftar oppose l’option militaire, allant à contre-courant d’une grande partie des Libyens et des membres de la communauté internationale.

Le maréchal Khalifa Haftar a ordonné dans la nuit de dimanche à hier le déploiement de ses troupes, de l’opération Al-Karama (la dignité) dans le Sud libyen, théâtre de violences tribales et ethniques depuis plus d’une semaine, a-t-on appris sur le compte facebook de la cellule des opérations militaire de Benghazi qu’il dirige. Officiellement, cet ordre vise à “réinstaurer la sécurité dans le sud du pays” qui échappe quasiment au contrôle des autorités reconnues par l’ONU, mais aussi au gouvernement parallèle de l’Est auquel est adossé M. Haftar et qui bénéficie du soutien de l’Égypte, des Émirats arabes unis principalement. Dans une déclaration à la presse locale, le général Mohamed al-Manfour qui dirige les opérations aériennes, a affirmé qu’il allait se positionner dans la base militaire de Brak al-Chatie, d’où il va mener son offensive contre les groupes armés qui pullulent dans le Sud. Mais ce nouveau déploiement n’est qu’un prétexte pour une nouvelle tentative de Khalifa Haftar de conquérir le Sud libyen, après sa première opération “colère du désert” au motif de mettre fin à la présence de mercenaires tchadiens et sud-soudanais, près de la frontière avec l’Égypte. Cette nouvelle opération intervient dans un contexte de recrudescence des violences tribales et ethniques entre les Toubous (sud-est) et l’influente tribu des Ouled Slimane dans la région de Sabha. Ces violences, régulières, ont fait en une semaine près d’une dizaine de morts parmi les civils et ont provoqué l’état d’alerte général dans le peu d’établissements de santé existant et opérationnels dans cette partie de la Libye. Les rencontres de réconciliation entre les représentants des deux tribus n’ont pas pu aboutir à un cessez-le-feu et les politiques libyens ne semblent pas être trop affectés par ces violences, symptômes d’une crise profonde dans ce pays livré au chaos depuis l’intervention de l’Otan en 2011 pour évincer Mouammar Kadhafi du pouvoir, dans le sillage des révoltes populaires, communément appelées Printemps arabe. Aussi, les évènements en cours apportent la preuve sur l’impossibilité de tenir l’élection présidentielle, prévue pour septembre 2018, et confortent l’hypothèse de son éventuel report. Sur le plan politique, les blocages persistants et l’impasse du dialogue onusien sont là pour rappeler aux Libyens que la crise va perdurer encore, sans oublier l’ingérence étrangère dénoncée par le rapport préliminaire et partiel de l’ONU, dont des extraits ont été relayés par la presse libyenne. Le document onusien apporte en effet des preuves irréfutables sur l’ingérence de certains pays, comme l’Égypte et les Émirats arabes unis dans la crise libyenne, en menant des opérations militaires près de Benghazi, à Derna et près du croissant pétrolier, où le risque d’une nouvelle opération terroriste par les cellules dormantes de Daech n’est pas à écarter, avertissent plusieurs rapports des services de renseignements occidentaux.

Lyès Menacer


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