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A la une / International

Damas se prépare à reprendre le contrôle de la province

Idleb ou le tournant de la guerre en Syrie

Les forces armées syriennes en opération. ©D. R.

Face à la désinformation et aux menaces répétées de la part des puissances occidentales, les autorités syriennes temporisent avant de s’engager dans l’ultime bataille pour reprendre le contrôle total de leur territoire.

Le ministère russe de la Défense a jeté, hier, un pavé dans la mare en affirmant qu’un congrès des “Casques blancs” et des groupes terroristes dits rebelles s’est tenu dans la province d’Idleb pour préparer le scénario d’une attaque chimique et le tournage de la mise en scène, à la veille d’une offensive d’envergure que prépare Damas pour reprendre ce dernier bastion aux mouvements armés. “Le rassemblement des dirigeants des groupes terroristes avec la participation des Casques blancs a eu lieu à Idlib”, a déclaré le général Igor Konashenkov, représentant général du ministère russe de la Défense, cité par les principales agences de presses russes publiques et privées.
“Le ministère de la Défense détient des informations irréfutables sur ce congrès qui s’est tenu le 7 septembre dans la ville d’Idlib, dans une école située dans le quartier Al-Wahda, où se trouve le poste de commandement des terroristes”, a indiqué la même source, lit-on sur Ria Novosti. Le congrès a réuni les chefs de plusieurs factions, dont Harakat Tahrir al-Sham, le Front al-Nosra (ancienne branche d’Al-Qaïda) et le Hizb al-Islami al-Turkestan (le parti islamique du Turkestan), avec la participation des coordinateurs locaux “de la défense civile syrienne (casques blancs)”, selon toujours la même source. “Lors de la réunion ont été mis au point et approuvé par le scénario et le tournage de la mise en scène incidents avec l'utilisation présumée de substances toxiques par les forces gouvernementales syriennes contre des civils dans les villes de Jisr al-Shugur, Saraqib, Taftanaz et Sarmin”, a ajouté Konashenkov, anticipant ainsi sur d’éventuelles accusations américaines sur l’usage d’armes chimiques par Damas. Aussi, pour éviter toute ingérence étrangère, Damas semble avoir donné le feu vert à Moscou pour préparer le terrain aux forces syriennes d’avancer dans cette province, en autorisant l’armée russe à mener des raids intenses dans Idleb.
Ces raids seraient en lien avec le congrès dont parle Moscou. Parallèlement, l’armée syrienne poursuit son avancée dans d’autres régions du pays où subsistent encore des poches de résistance des groupes terroristes et des membres de l’opposition armée, au lendemain d’un sommet tripartite en Iran, à l’issue duquel les présidents iranien, russe et turc ont affirmé leur volonté de poursuivre la lutte armée contre les groupes terroristes, même si cette appellation de “groupe terroriste” n’est pas claire dans une Syrie où plusieurs puissances mènent une guerre par procuration pour sauvegarder ou étendre leur influence dans l’ensemble de la région du Proche-Orient.
“Ainsi, des unités de l’armée arabe syrienne ont renforcé de nouveaux points à Toloul Safa au fond du désert est de Soueidaa, et ce, dans le cadre de leurs opérations continuelles visant à éliminer les terroristes du réseau Daech restant dans la zone”, a rapporté l’agence de presse syrienne Sana, soulignant que “des unités de l’armée, en collaboration avec les forces d’appui, avaient effectué des tactiques militaires qui conviennent à la nature de Toloul Safa, réalisant une nouvelle progression dans la traque des terroristes du réseau takfiriste”.
Par ailleurs, au moins 18 membres des forces de l’armée syrienne et de la police kurde ont péri, hier, dans des affrontements entre les deux camps dans la ville de Qamichli (Nord-Est), selon une ONG et les forces kurdes. L'échange de tirs a fait 11 morts et 2 blessés parmi les forces fidèles à Bachar al-Assad, et 7 morts parmi les policiers kurdes, ont assuré la police kurde (Assayech) ainsi que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Dans un communiqué, la police des Assayech a indiqué que ses membres ont tiré sur une patrouille militaire de l’armée régulière. La police kurde a affirmé avoir agi en représailles à une attaque des combattants de la patrouille (du régime) à l'aide d'armes légères et moyennes.

Lyès Menacer


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