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A la une / International

Le Premier ministre lâché par ses alliés à l’Assemblée nationale

Irak : de la contestation de Bassorah à la crise politique

Les deux listes arrivées en tête aux législatives en Irak ont annoncé, samedi, qu'elles souhaitaient former le prochain gouvernement sans le Premier ministre sortant, qui a échoué selon elles à trouver une sortie de crise à Bassorah, où un calme précaire est revenu depuis samedi. Haider al-Abadi, qui pouvait jusqu'ici prétendre à conserver son poste grâce à son accord avec la liste du populiste Moqtada Sadr (La Marche pour les réformes), a été lâché, samedi, par son allié. Les députés de cette liste ont jugé peu convaincantes les explications du gouvernement devant le Parlement et lui ont demandé de s'excuser auprès du peuple irakien et de démissionner, à l'issue d'une semaine de contestations à Bassorah, ville pétrolière du Sud où 15 manifestants ont été tués et de nombreuses institutions incendiées.  “Peu après, la liste rivale, l'Alliance de la Conquête, qui rassemble d'anciens combattants anti-terroristes, s'est dit sur la même longueur d'onde que la Marche pour les réformes pour former un nouveau gouvernement”, d'après son porte-parole.
Depuis lundi, le bloc Sadr-Abadi et le bloc pro-Iran emmené par l'Alliance de la Conquête, revendiquaient la majorité parlementaire nécessaire pour former le futur cabinet gouvernemental, provoquant une paralysie politique, aggravée par une situation tendue à Bassorah, où des manifestations émaillées de violences meurtrières dénonçaient l'incurie politique face au marasme social. Convoqué, samedi après-midi, devant le Parlement avec plusieurs de ses ministres, M. Abadi a appelé, devant un Parlement clairsemé, à faire la distinction entre la dimension politique du mouvement à Bassorah et la question des services publics dans la ville pétrolière.
Depuis le début des troubles en juillet, une trentaine de personnes sont mortes dans le sud de l'Irak, dont 15 manifestants uniquement à Bassorah, cette semaine. Le dernier bilan du ministère irakien de la Santé fait état de 15 personnes tuées et 190 autres blessées depuis l'éclatement des manifestations violentes contre la détérioration des conditions de vie il y a plusieurs jours.

R. I./Agences


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