Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

les manifestations contre le régime se poursuivent

Irak : les étudiants dopent la contestation

© D. R.

Les manifestations antigouvernementales se poursuivent en Irak, pour le troisième mois consécutif, face à la résistance d’une classe politique, accusée de corruption et d’incompétence. Hier à Bagdad, la capitale, à Bassora ou à Kerbala, dans le sud du pays, des milliers d’étudiants ont battu le pavé, après avoir fermé les portes de leurs facultés. Plusieurs lycéens ont rejoint ces rassemblements, scandant des slogans hostiles au pouvoir en place.

Outre le départ du Premier ministre démissionnaire, Adel Abdel Mahdi, les protestataires ont exigé la formation d’un gouvernement de spécialistes, loin des chapelles politiques traditionnelles. La situation économique extrêmement fragile du pays, l’insécurité et les disparités sociales de plus en plus visibles suscitent beaucoup de colère chez les étudiants, qui ont rappelé, hier, l’urgence de former un gouvernement capable de faire face à la crise qui menace le pays d’une faillite totale à tous les niveaux. Dans la capitale, les manifestants, rassemblés dès la matinée dans l’emblématique place Tahrir, ont entonné des slogans anti-Américains et Iraniens, exigeant la fin de l’ingérence étrangère.

Les Bagdadis ont réclamé la refonte du système loin des influences étrangères qui, selon les protestataires, ne font que retarder la formation d’un cabinet de technocrates. Dans le Sud, à Bassora, la tension est montée d’un cran, après l’intervention des services de l’ordre pour disperser les manifestants qui ont tenté de fermer les principaux axes routiers de la ville pétrolière. Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes. Dans la ville sainte de Najaf, au sud de Bagdad, des jeunes ont tenu un sit-in sur une route principale menant à la capitale. Les manifestants réclament des élections anticipées sur la base d’une loi électorale réformée. 

Depuis le début de la contestation, le 1er octobre 2019, près de 460 manifestants ont été tués, selon des ONG de défense des droits de l’Homme, 669, selon le dernier décompte d’un centre irakien de documentation sur les crimes de guerre. 

 

 

 


R. I./Agences



Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER