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A la une / International

Ses dirigeants multiplient les petits gestes en direction de Gaza

Israël cherche à absorber la colère palestinienne et internationale

Colère des jeunes Palestiniens à Gaza. © D.R.

La pression internationale semble avoir forcé Israël à calmer le jeu en Palestine occupée, malgré le soutien inconditionnel de Washington à sa politique colonialiste et guerrière contre Gaza.

Le coordinateur du gouvernement israélien dans les régions de Ramallah et à Gaza, le général Kamil Abou Roukn, a proposé une série de mesures facilitatrices en direction de la population de Gaza.
Il s’agit entre autres de l’ouverture des points de passage avec la bande enclavée et sous blocus depuis onze ans, d’agrandir les zones de pêche réservées aux Gazaouis et également d’accorder des autorisations d’approvisionnement en eau, en électricité et en carburants au profit des habitants de Gaza. La mise en œuvre de ce plan est soumise à l’aval du Premier ministre Benjamin Netanyahu. L’État sioniste n’est plus opposé à des échanges de prisonniers avec le mouvement palestinien Hamas, selon Yaron Blum, le responsable chargé de coordonner le travail visant à faire libérer les prisonniers israéliens. “Le Hamas est invité à immédiatement se tourner vers le médiateur qu’il connaît afin de faire avancer le processus”, a-t-il expliqué à la presse.
C’est un changement radical dans la position d’Israël sur cette question. Par ailleurs, les fidèles musulmans palestiniens accèdent librement à la mosquée d’Al-Aqsa depuis le début du mois de Ramadhan pour accomplir les prières, malgré un dispositif sécuritaire israélien bien visible fort de 1 500 policiers. Dérogeant à ses précédentes règles par lesquelles il restreignait l’accès à la mosquée durant cette période, l’occupant israélien fait preuve de souplesse inhabituelle sur ce point. Des mesures qui sonnent comme une manœuvre israélienne pour absorber la colère des Palestiniens et surtout celle de la communauté internationale, dont la majorité a condamné de façon virulente ce qui a été communément qualifié de “massacre de Gaza”, lors du rassemblement du 14 mai dernier, pour commémorer le 70e anniversaire de la Nakba. En deux jours de tirs à balles réelles et de gaz lacrymogènes, au moins 63 Palestiniens ont été tués et 2 700 autres blessés, dont trois ont succombé ces derniers jours à leurs blessures. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’Onu, comme plusieurs autres organisations régionales et internationales, a voté la semaine dernière une résolution exigeant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante. Ce vote semble avoir fait réfléchir Israël sur ces crimes à répétition contre les Palestiniens. Sommes-nous donc devant une tentative d’apaisement des tensions à l’approche de la divulgation fin juin du nouveau plan de paix que s’apprête à rendre public l’Administration de Donald Trump, dont la médiation est rejetée par les Palestiniens ?


Merzak Tigrine

 


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