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A la une / International

Le Conseil central de l’OLP ne reconnaît plus l’État hébreu

Israël-Palestine : Retour à la case départ

Mahmoud Abbas, président de l'État de Palestine, lors de l'ouverture d'une réunion des dirigeants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) . © D.R.

Le conseil central de l’OLP a “chargé le comité exécutif de l’OLP de suspendre la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que ce dernier reconnaisse l’État de Palestine dans ses frontières de 1967, annule l’annexion de Jérusalem-Est et arrête ses activités de colonisation”.

Les accords d’Oslo de 1993, qui sont la base des négociations israélo-palestiniennes, ne tiennent plus pour le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), lequel recommande à l’Autorité palestinienne de suspendre la reconnaissance d’Israël. C’est la décision à laquelle ont abouti les deux jours de travaux du conseil central de l’OLP, dont les membres ont décidé, lundi, dans leur déclaration finale que la période de transition stipulée dans les accords signés à Oslo, au Caire et à Washington, avec ses obligations, ne tient plus. Les résultats du vote, qui sont 74 voix pour, 2 contre et 12 abstentions, traduisent on ne peut mieux la volonté des membres de cette instance, seule habilitée à prendre les décisions engageant les Palestiniens dans le cadre du processus de paix avec Israël, de mettre fin à un processus de paix sous égide américain sans lendemain. Vingt-cinq ans après la conclusion des accords d’Oslo (1993), l’État palestinien n’a pas encore vu le jour. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, le CC de l’OLP a “chargé le comité exécutif de l’OLP de suspendre la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que ce dernier reconnaisse l’État de Palestine dans ses frontières de 1967, annule l’annexion de Jérusalem-Est et arrête ses activités de colonisation”. Ainsi, cette instance a décidé “l’arrêt de la coopération sécuritaire sous toutes ses formes avec Israël, l’annulation de la relation de la dépendance économique de la convention de Paris, dans le but d’obtenir une indépendance nationale économique”. Il a notamment demandé au comité exécutif de l’OLP et aux institutions de l’État de Palestine de commencer à mettre en œuvre ces décisions. Le président de cette instance suprême de l’OLP, Salim al-Za’noun, a, par ailleurs, interpellé la communauté internationale. Il lui demande d’assumer “ses responsabilités sur la base des résolutions pertinentes des Nations unies pour mettre fin à l’occupation israélienne et permettre à l’État de Palestine d’atteindre ses objectifs de l'indépendance et d'exercer sa pleine souveraineté sur son territoire, y compris à Jérusalem-Est comme capitale et aux frontières du 4 juin 1967”. Le CC de l’OLP a réaffirmé son rejet et sa condamnation de l’apartheid israélien, qu’Israël essaie d’imposer comme alternative à l’établissement d’un État palestinien indépendant, tout en insistant sur la détermination du peuple palestinien à résister par tous les moyens possibles à l’occupation israélienne jusqu’à la chute du régime d’apartheid. Il a aussi rejeté toute proposition de solution intérimaire incluant un État avec des frontières temporaires ainsi que la reconnaissance d’Israël comme État juif. Reste à savoir maintenant quelles seront les conséquences de cette position palestinienne, qui pourrait constituer un argument supplémentaire pour Israël dans sa politique de fuite en avant malgré toutes les pressions de la communauté internationale.


Merzak Tigrine

 


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