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A la une / International

Pour empêcher la Palestine d’en faire sa capitale

Israël verrouille tout partage d’El-Qods

64 députés israéliens ont voté en faveur du texte de loi contre 51 opposants. ©D. R.

L’adoption de cette loi par la Knesset est une preuve supplémentaire de la volonté israélienne à bloquer toute possibilité de relance des discussions de paix et d’une solution de deux États.

Tel-Aviv a voté hier, via la Knesset (Parlement), une nouvelle loi “Jérusalem unie” pour empêcher toute possibilité de faire d’El-Qods occupée une capitale du futur État palestinien, dans un contexte marqué par la reconnaissance par Washington de la ville sainte comme capitale de l’occupation israélienne. Les députés israéliens ont voté à 64 pour ce texte de loi qui a pour objectif d’interdire tout partage de la ville sainte, contre 51 députés qui se sont opposés à ce projet. Toute cession d’une partie d’El-Qods occupée est soumis à l’obtention des deux tiers des voix des députés, soit 80 sur 120 des voix, prévoit ce nouveau texte, dont l’obejectif est d’enterrer tout espoir de faire d’El-Qods-Est occupée la future capitale de la Palestine. “Nous avons garanti l'unité de Jérusalem”, a tweeté après le vote le ministre de l'Éducation, Naftali Bennett, chef du Foyer juif, repris par l’AFP. “Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resteront nôtres à jamais”, a-t-il ajouté, faisant référence à des lieux situés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan. Les Palestiniens ont vivement réagi à ce vote. Le porte-parole du gouvernement de réconciliation nationale, Yousef Al-Mahmoud, a affirmé que “la loi de "Jérusalem unie" est un résultat parmi d’autres de l’annonce américaine ainsi que l'imposition de la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie”, lit-on sur l’agence de presse palestinienne Wafa. “Ces décisions qui concernent la capitale palestinienne et les terres occupées en 1967 sont des décisions racistes et illégales selon la loi internationale et les résolutions des Nations unies”, a-t-il ajouté. Son compatriote et chef du comité exécutif de l’OLP, Saeb Erikat, a abondé dans le même sens, en affirmant que “la décision du Likoud d’imposer la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie est le résultat de l’annonce de Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme une capitale d’Israël”, soulignant qu’il s’agit d’“une nouvelle tentative américano-israélienne pour imposer la solution d’un État et à détruire la solution à deux États”. Pour rappel, Israël occupe El-Qods-Est et la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Il a ensuite annexé El-Qods-Est, partie palestinienne de la ville, dans l’impunité totale et en violation du pacte consacrant la neutralité de cette ville. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, mais avec l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, Tel-Aviv a été encouragé à isoler la ville sainte du reste du territoire palestinien occupé et à relancer ses projets de colonisation, dont un plan prévoyant la construction de 300 000 unités de logements en Cisjordanie occupée, devant le regard impuissant des Palestiniens et la complicité de certains pays arabes.

Lyès Menacer


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