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A la une / International

Il a retiré son projet de loi fiscale et d’augmentation des prix

Jordanie : le gouvernement cède devant la pression de la rue

Omar al-Razzaz, nouveau Premier ministre jordanien. ©D. R.

La principale revendication des manifestants, qui est le retrait pur et simple du projet de loi fiscale au Parlement, a été acceptée jeudi par les autorités jordaniennes.

Les manifestations pendant une semaine contre le projet de loi fiscale et les augmentations des prix des carburants ont fait tomber le gouvernement jordanien et obtenu le retrait pur et simple de ces mesures. “Après des discussions avec le Parlement et le Sénat (...), un accord a été trouvé pour retirer le projet de loi fiscale”, a affirmé à la presse le nouveau Premier ministre jordanien, Omar al-Razzaz. La veille de cette annonce, plus de 2 000 manifestants criaient à Amman leur colère pour la septième nuit consécutive.
Quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre, mobilisées en grand nombre, et un policier a été blessé, selon l’agence de presse officielle jordanienne Petra. La démission lundi du Premier ministre Hani Mulqi et l’appel du roi Abdallah II à une “révision complète” du projet de loi fiscale n’avaient pourtant pas suffi à dissiper les craintes et griefs de nombreux Jordaniens. Ainsi, le gouvernement jordanien a fini par capituler alors que le roi Abdallah II avait mis en garde la population, avant l’abandon du projet de loi fiscale,  contre “un saut dans l'inconnu”. Le calme est donc revenu à la place où  se rassemblaient les manifestants pendant sept jours à Amman, épicentre de la contestation. L’annonce du Premier ministre est “un message au peuple jordanien pour qu’il mette fin aux manifestations”, a affirmé lors d’une conférence de presse le président du Sénat Fayçal al-Fayez, appelant “tout le monde à calmer le jeu”. Nommé lundi après la démission de son prédécesseur, Omar al-Razzaz s’était engagé “à dialoguer avec les différentes parties afin de parvenir à un système fiscal juste pour tout le monde”. Selon lui, le retrait et les discussions sur une nouvelle mouture du projet auront lieu une fois le nouveau gouvernement formé. Il n’a pas dit quand cela devait intervenir. Le texte décrié prévoyait une augmentation entre 5 et 25% des impôts pour les particuliers et imposait les personnes ayant un salaire annuel supérieur à 8 000 dinars (environ 9 700 euros). Avec un taux de chômage de 18,5%, 20% des habitants vivant à la limite du seuil de pauvreté et des hausses de prix répétées, ce projet de loi “a été la goutte qui a fait déborder le verre”, a déclaré à l’agence AFP Fayez Mohammed, un avocat qui avait observé un sit-in mercredi avec ses collègues devant le siège des syndicats à Amman. Rappelons que la Jordanie, largement dépendante des aides étrangères et dépourvue de ressources naturelles, s’est engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles et à réduire ses déficits en échange d'un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros.

Merzak Tigrine


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