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Suite à une grève des médecins et des dentistes

La campagne de vaccination anti-Covid perturbée en Tunisie

© D.R

Les praticiens soulèvent la question du “délabrement” des structures hospitalières, alors que la situation sanitaire est loin d’être maîtrisée.

Dans un contexte de crise sanitaire “alarmante”, et alors que la Tunisie a entamé laborieusement sa campagne de vaccination anti-Covid, en raison du manque d’oxygène médical dans les établissements hospitaliers, les médecins et les médecins dentistes ont entamé hier une grève de trois jours pour réclamer la satisfaction de revendications professionnelles en soulignant que l’infrastructure sanitaire est “au bord de l’effondrement”.

La décision de grève intervient après le blocage des négociations entre le syndicat et l’autorité de tutelle, notamment en ce qui concerne la révision du décret gouvernemental n°341 de 2019, fixant le cadre général du régime des études et des conditions d’obtention des diplômes des études médicales, a indiqué Noureddine Ben Abdallah, secrétaire général du Syndicat des médecins, médecins dentistes et pharmaciens de la santé publique.

Selon lui, le syndicat appelle aussi à la création d’une prime de pandémies et d’épidémies, à la titularisation des médecins temporaires et contractuels et à l’activation de tous les points des accords précédents. Ce responsable syndical a précisé, dans une déclaration à l’agence TAP, que la partie syndicale avait constaté “un manque de sérieux” de la part du gouvernement dans le traitement des revendications professionnelles des médecins et des pharmaciens de la santé publique, soulignant que l’infrastructure sanitaire, qui est “au bord de l’effondrement”, a été sous-estimée par l’autorité de tutelle, selon ses propos.

Les médecins et les médecins dentistes ont mis à exécution leur menace de grève, en dépit d’un appel lancé par le ministère de la Santé en Tunisie les invitant à revenir sur leur décision d’observer une grève, “à cause de la situation sanitaire alarmante dans le pays”, et à poursuivre les négociations pour parvenir à un accord. Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère a rappelé que la poursuite de la vaccination au sein des centres spécialisés pendant les trois prochains jours permettra la vaccination de plus de 40 000 inscrits, et d’éviter toute perturbation au niveau du processus de vaccination qui pourrait affecter le déroulement de la campagne nationale de vaccination. 

Mais cet appel est mal passé du côté des représentants de la corporation, notamment du secrétaire général du syndicat susmentionné qui a justifié le recours à la grève par “l’injustice et l’atteinte à la dignité” auxquelles est exposé le médecin.

À rappeler que la grève concerne tous les médecins exerçant dans les centres de santé de base, les hôpitaux locaux, régionaux et hospitalo-universitaires, les médecins spécialistes de la santé publique et les médecins dentistes, les pharmaciens et les médecins temporaires, contractuels et contrôleurs. Tous les services de santé seront suspendus, y compris la vaccination contre le coronavirus et le prélèvement d’échantillons, à l’exception des services des urgences et de dialyse, avec le port du brassard rouge durant la grève, selon une déclaration du syndicat. 

Par ailleurs, les enseignants de la 6e année primaire ont été appelés par un syndicat à boycotter la reprise des cours prévue pour hier 3 mai et à sécuriser le retour des enseignants et élèves.

A. R.


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