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A la une / International

affrontements entre sunnites et chiites à Beyrouth

La contestation au Liban dégénère en violences religieuses

© D. R.

Après une “trêve” de la contestation sociale, due à la crise sanitaire liée à la propagation du coronavirus, les Libanais ont repris depuis samedi soir les chemins de la protestation contre le gouvernement dirigé par Hassan Diab, incapable, selon les manifestants, de redresser la situation socioéconomique du pays jugée “désastreuse”. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi battu le pavé pacifiquement à Beyrouth, en fin de journée, avant que la situation ne dégénère en soirée. 

Des affrontements violents ont en effet opposé les sunnites aux partisans chiites du Hezboallah, ces derniers ayant proféré des insultes contre “Aïcha”, l’épouse du Prophète. Plus de cinquante personnes ont été blessées, dont 37 soignées sur place, selon la Croix-Rouge libanaise. 

Selon des sources sécuritaires, citées par les médias libanais, des coups de feu ont été échangés dans la nuit autour de la capitale entre les habitants d'un quartier sunnite, bastion de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, et un quartier chiite voisin, bastion du parti Amal. L'armée s'est déployée et a rétabli le calme, a indiqué l'agence de presse ANI, faisant état de plusieurs blessés. 

Plusieurs hautes instances religieuses, mais aussi M. Hariri et le Hezbollah, ont dénoncé des insultes portant atteinte à l’Islam sunnite et qui ont été à l'origine de ces tensions jusque tard dans la nuit. Elles ont également provoqué la colère à Tripoli (nord), où des manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, selon l'AFP. 

Les manifestations de samedi sont les premières depuis que les autorités ont commencé à alléger le confinement imposé à la mi-mars pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus.  Elles avaient secoué le pays entre octobre 2019 et février 2020, exigeant le départ de la classe politique qui gouvernent le pays depuis trente ans.
 

K. BENAMAR


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