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Le pouvoir militaire fait de nouveaux gestes

La contestation se poursuit au Soudan

© D. R.

Les militaires au pouvoir au Soudan ont fait de nouveaux gestes pour tenter d'apaiser la contestation, transférant en prison le président déchu Omar al-Bachir et limogeant le procureur général, une des exigences des manifestants qui maintiennent toutefois la pression. “Le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Burhane, a émis un décret limogeant le procureur général Omer Ahmed Mohamed”, a annoncé, mardi soir, le Conseil de transition au pouvoir depuis la destitution de M. Bachir le 11 avril. Hier, un proche de l'ex-chef de l'État a par ailleurs indiqué à l'AFP que le président déchu, jusque-là détenu dans un lieu inconnu, avait été transféré dans la nuit dans une prison du nord de Khartoum. 

Devant le QG de l'armée dans la capitale, des milliers de personnes sont toutefois toujours présentes mercredi, comme depuis le 6 avril, dans le prolongement de la contestation qui agite le pays depuis décembre. 
Au moins 65 personnes sont mortes depuis le début de cette contestation, selon un bilan officiel. Les demandes initiales de départ du président Bachir ont évolué en exigence de dissolution du Conseil militaire de transition qui lui a succédé, avec l'instauration d'un pouvoir civil. 
Les leaders du mouvement soulignent que la “révolution” n'a pas encore atteint ses objectifs. “Oui, nous avons renversé le dictateur, mais ses lois sont encore en place”, a souligné dans un communiqué l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe plusieurs formations parties prenantes de la contestation. 
Lundi, l'Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance du mouvement et membre de l'ALC, a dénoncé une tentative de dispersion du sit-in, sans toutefois en identifier les auteurs. Mardi, des témoins ont fait état de véhicules avec des paramilitaires déployés sur un pont reliant Khartoum à la zone du sit-in. La SPA a exigé que le Conseil militaire soit dissout et remplacé par un conseil civil, comprenant aussi des représentants de l'armée. 
Elle en a fait une condition à une éventuelle participation à un futur gouvernement de transition. Et les manifestants semblaient déterminés hier à rester devant le QG de l'armée, en dépit de la trè fortechaleur.
 

R. I./Agences


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