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A la une / International

Face aux menaces de rétorsion de Donald Trump

La Cour pénale internationale paralysée

Donald Trump, président des États-Unis. © D. R. 

Juridiction pénale universelle permanente, chargée de juger des personnalités accusées  de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre, la CPI semble abdiquer face aux pressions des États-Unis.

En renonçant à ouvrir une enquête sur l’Afghanistan et en ne donnant aucune suite aux plaintes des Palestiniens contre Israël, la Cour pénale internationale, créée par le Statut de Rome en 1998, confirme qu’elle reste un outil entre les mains de l’Occident. La preuve, les menaces directes de l’administration américaine de Donald Trump, qui a révoqué le visa américain de la procureure générale de cette juridiction internationale, la Gambienne Fatou Bensouda, semblent avoir leur effet sur les actions de cette juridiction internationale. Le locataire de la Maison-Blanche avait attaqué vendredi dernier la CPI en menaçant de réagir rapidement et avec force si des mesures étaient prises contre son pays, Israël et d’autres alliés de Washington. Cette réaction est intervenue après le dépôt par les Palestiniens d’une plainte auprès de cette instance demandant une enquête internationale sur les violations par Israël des droits des Palestiniens. Le président américain, qui a qualifié la CPI d’“illégale”, a souligné que la position des États-Unis respecte les normes juridiques et morales les plus strictes quand cela concerne des citoyens américains. Les États-Unis ont également décidé de lancer des poursuites contre les juges de la CPI concernant les enquêtes pouvant toucher des Américains. Tentant de relativiser les menaces américaines, le bureau de la procureure Fatou Bensouda a indiqué dans un communiqué : “Nous croyons comprendre que cela ne devrait pas avoir d’incidence sur le déplacement de la procureure aux États-Unis afin de respecter ses obligations vis-à-vis de l’ONU, y compris des visites régulières et briefings devant le Conseil de sécurité de l’ONU.” Pis, le président de la CPI, le juge nigérian Eboe-Osuji, lequel voyant la révocation de leurs visas américains venir, avait au début du mois d’avril supplié les États-Unis à soutenir la juridiction et à signer le statut de Rome. Ainsi, cette juridiction pénale universelle permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, se retrouve réduite à quémander le bon vouloir des États-Unis pour la laisser remplir sa mission. Celle-ci s’est réduite à des procès contre des personnalités africaines, ou de pays de l’ancienne Yougoslavie, dont les rapports avec l’Occident étaient exécrables. Par contre, aucun dirigeant bénéficiant de la couverture des États-Unis ou de l’Europe occidentale, comme c’est le cas notamment des responsables militaires ou civils israéliens, dont les crimes contre le peuple palestinien sont légion, n’a été inquiété

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Merzak Tigrine


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