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A la une / International

Il n’est pas “complètement sûr” qu’Israël cherche la paix

La déroutante ambiguïté de Donald Trump

Le président américain, qui s’est totalement aligné le 6 décembre dernier sur la position israélienne en reconnaissant El-Qods comme capitale de l’État hébreux, doute maintenant de la volonté d’Israël de conclure la paix avec les Palestiniens.
C’est ce qui ressort de l’entretien accordé par Donald Trump au journal Israël Hayom, appartenant à son ami milliardaire israélien Sheldon Adelson, qui avait financé une partie de sa campagne électorale. Dans cette interview, le locataire du bureau ovale de la Maison-Blanche a surpris tout son monde en déclarant : “Pour le moment, je dirais que les Palestiniens ne cherchent pas à faire la paix. Et je ne suis pas complètement sûr non plus qu’Israël cherche à faire la paix.” Difficile de comprendre la position de Donald Trump, qui semble s’être emmêlé totalement les pinceaux, car incapable de savoir ce que veulent vraiment les deux parties en conflit. Exprimant ses inquiétudes sur l’expansion des implantations israéliennes civiles situées dans les territoires palestiniens, le président US a reconnu qu’elles “compliquent beaucoup la situation et ont toujours rendu difficile toutes discussions sur la paix donc je pense qu’Israël doit être très prudent avec les colonies”.
Il donne l’impression de ne plus savoir sur quel pied danser, lui qui s’était carrément rangé en décembre dernier dans le camp israélien, en reconnaissant unilatéralement El-Qods comme capitale de l’État hébreux, d’où l’impossibilité pour les États-Unis de prétendre à une médiation neutre dans le conflit israélo-palestinien. Ils sont considérés désormais comme un soutien direct à l’État hébreux, bien qu’ils aient toujours été les défenseurs inconditionnels des violations israéliennes des droits des Palestiniens au sein des instances internationales.
Pour bien illustrer l’absence de neutralité de sa part dans la gestion de ce conflit, Donald Trump est allé jusqu’à dire que les relations israélo-américaines étaient “très bonnes” mais qu’un accord de paix avec les Palestiniens les rendraient “encore meilleures”. À la fin, il affiche sa déception en assénant : “Je ne sais franchement pas si nous allons même avoir des pourparlers (…) Je pense qu’il serait très bête pour les Palestiniens comme pour les Israéliens de ne pas parvenir à un accord.” Décidément, l’ambiguïté de Donald Trump sur ce dossier est déroutante.      

                                                                    
Merzak T.


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