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A la une / International

L’ONU avertit contre une aggravation de l’insécurité alimentaire

La famine menace le sud du Yémen

Les cas de malnutrition n’ont jamais été aussi nombreux, et ce, en raison de la guerre du Yémen. © D.R

En décembre 2017 déjà, l’ONU avait indiqué que plus de huit millions de personnes sont “à deux doigts de la famine” en raison du blocus des ports du Yémen. 

Le Yémen est en proie à une vraie catastrophe humanitaire ! Plus de 3,2 millions de citoyens de la partie sud de ce pays de la péninsule Arabique seraient confrontés, d’ici à décembre prochain, à une “insécurité alimentaire aiguë”. Et c’est l’ONU qui, dans un rapport préparé par plusieurs de ses agences et publié hier, a agité ce funeste spectre de la famine, en avertissant que “l’insécurité alimentaire aiguë devrait fortement augmenter dans le sud du Yémen, pays ravagé par la guerre, en raison d’une combinaison de facteurs qui ont été exacerbés par la maladie de la Covid-19”, a rapporté l’agence AFP. Le nombre de personnes “confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë” dans les seules régions sud de ce pays devrait passer de 2 millions en février-avril à 3,2 millions en juillet-décembre, soit une augmentation de 60%, a-t-on souligné dans ce document.

Le rapport, portant sur 133 districts du sud du Yémen, a été conjointement élaboré par trois agences de l’ONU, dont le Programme alimentaire mondial (PAM), qui avait déclaré en juin dernier que malgré l’aide humanitaire plus de 20 millions de Yéménites dans tout le pays étaient en situation d’insécurité alimentaire, dont près de 10 millions en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Une situation qui inquiète sérieusement l’ONU, qui considère que le Yémen, un pays comptant une population de 27 millions d’habitants, est le théâtre de “la pire crise humanitaire au monde”. Il faut savoir que le conflit entre le mouvement Ansarullah (houthis), proche de l’Iran, qui contrôle des régions du nord et de l’ouest du pays, et le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Le rapport indique que la crise économique née du conflit, les inondations, les criquets pèlerins et maintenant le nouveau coronavirus ont créé un environnement parfait pour une forte augmentation des cas d’insécurité alimentaire. Outre le PAM, l’Organisation de l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds pour l’enfance (Unicef) et d’autres partenaires ont participé au rapport.

La sécurité alimentaire au Yémen s’est améliorée l’année dernière grâce à une augmentation massive de l’aide internationale avant de se détériorer cette année, selon le rapport. Ce document “nous dit que le Yémen est à nouveau au bord d’une crise alimentaire majeure”, a mis en garde Lise Grande, coordinatrice humanitaire pour le Yémen. “Si nous ne recevons pas le financement dont nous avons besoin, nous ne pourrons pas faire la même chose” que l’année dernière, a ajouté Mme Grande, citée par le rapport. “Le Yémen fait face à des crises sur de multiples fronts”, a déclaré de son côté Laurent Bukera, directeur du PAM au Yémen. “Nous devons agir maintenant (...) Les signaux d’alarme sont de nouveau là, et avec la pandémie de coronavirus en plus la situation pourrait s’aggraver si l’action humanitaire est retardée”, a-t-il averti. Le 10 juillet, la porte-parole du PAM, Elisabeth Byrs, a assuré, lors d’un briefing virtuel avec la presse à Genève, que son agence a besoin en urgence de 737 millions de dollars d’ici à la fin de l’année. “Nous devons agir maintenant et agir vite. C’est extrêmement grave, tous les clignotants sont au rouge”, s’était-elle alarmée.

Arab C./Agences 


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