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L’appel au dialogue de Fayez as-Sarraj rejeté

La Libye dans l’impasse

Fayez As-Sarraj (à gauche), Premier ministre de la République arabe libyenne, et le général Khalifa Haftar.© D.R.

Aucune solution politique ne se profile à l’horizon en Libye, où l’offensive du maréchal Khalifa Haftar vers la capitale Tripoli piétine face à la résistance des forces de Fayez as-Sarraj.

Le président du Conseil des tribus et des villes libyennes, al-Ajaili al-Berini, a annoncé hier son soutien à l’offensive lancée contre Tripoli par les forces du maréchal Khalifa Haftar. Dans des déclarations rapportées par le média russe Sputnik news, le premier responsable de ce Conseil a assuré que 70% des tribus et villes libyennes soutiennent Khalifa Haftar dans son opération sur la capitale. Elles estiment également que la dernière initiative du président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen intervient tardivement alors que l’armée du maréchal Haftar n’est qu’à quelques kilomètres du centre de Tripoli. Al-Ajaili al-Berini préconise de préparer l’après-offensive sur la capitale à travers “une feuille de route, qui permette à la Libye de sortir de la crise”. En d’autres termes, ce Conseil, dont l’influence est loin d’être négligeable en Libye, choisit son camp et lâche Fayez As-Sarraj. Ce dernier a refusé avant-hier, dans sa proposition de sortie de crise, de renouer le contact avec  le maréchal Khalifa Haftar. Cela traduit l’impasse totale dans laquelle se trouve la Libye, où contacts entre les parties en conflit sont totalement coupés. Tout semble indiquer que ce sera la loi du plus fort militairement, d’autant plus que la communauté internationale ne semble plus accorder la même attention à cette crise libyenne, à l’image de l’Organisation des Nations unies, dont le Conseil de sécurité ne se réunit qu’occasionnellement pour traiter ce dossier. Même la situation humanitaire, qui se dégrade de plus en plus à Tripoli, où les coupures d’eau et d’électricité sont devenues quotidiennes en raison des batailles de rues entre les forces de Khalifa Haftar et celles du gouvernement d’union nationale libyenne, ne constitue plus un motif pour intervenir. À cela il faut ajouter les milliers de familles déplacées car elles résident dans les zones de combats, et dont le nombre avoisinerait les 95 000 personnes, selon les derniers chiffres cités hier par le média libyen Qanat 218. Quant au nombre de victimes, il ne cesse d’augmenter comme le rapporte le communiqué rendu public hier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette dernière a indiqué dans un bilan que 691 personnes, dont 41 civils, ont été tuées, et 4 012 autres ont été blessées, dont 135 civils depuis le début le 4 avril dernier de l’offensive menée par l’armée de Khalifa Haftar sur la capitale libyenne.
 

Merzak Tigrine


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