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A la une / International

Une réunion ministérielle d’urgence est convoquée pour septembre

La Ligue arabe volera-t-elle au secours de l’UNRWA ?

Ayman Safadi, ministre jordanien des Affaires étrangères. © D.R.

La Ligue arabe tiendra une session d’urgence durant ce mois de septembre pour discuter du déficit financier de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

La Jordanie a annoncé, jeudi, qu’elle convoquerait les ministres arabes des Affaires étrangères pour la tenue d’une session d’urgence afin de discuter de la crise financière à laquelle est confronté l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA). Selon l’agence de presse palestinienne Wafa qui rapporte l’information, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a mis en garde sur les répercussions du déficit financier de l'Office dans la région, insistant sur la nécessité du respect de l'engagement de la communauté internationale. Le chef de la diplomatie jordanienne a affirmé lors d’une conférence commune avec le commissaire général de l’UNRWA, Pierre Cranebull, à Amman, que le manque du financement “signifie un manque des services fondamentaux présentés aux réfugiés”. Il a souligné qu’“aucun pays n’a le droit de décider qui est réfugié palestinien”, sachant que les réfugiés palestiniens et leurs droits sont déjà “reconnus” par la loi internationale. De son côté, le premier responsable de l’UNRWA a révélé que l’agence onusienne, qui fournit les services à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens dans la région, souffre “d’un déficit financier de 400 millions de dollars”. Selon plusieurs médias arabes, la session ministérielle d’urgence devrait se tenir en marge de la réunion de la Ligue des États arabes, prévue au mois de septembre prochain. Ceci étant, l’Office onusien a confirmé, jeudi, l’annulation par les États-Unis de leur aide financière pour l’année 2018. Le représentant de l'Office, Christopher Gunness, a estimé que “ce manque de financement américain serait en partie comblé par les fonds octroyés par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Russie et la Turquie”. Rappelons que l’administration Trump avait annoncé, le 24 août en cours, qu’elle allait “rediriger” plus de 200 millions de dollars, soit près de la totalité des fonds initialement prévus pour les Palestiniens pour l’année fiscale 2018, vers “des programmes hautement prioritaires ailleurs”. En outre, Washington a également réduit de 65 millions de dollars des aides présentées à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Par ailleurs, de récents rapports révélés par les médias israéliens et internationaux indiquent que l’administration de Trump ne sera pas satisfaite de réduire les aides à l’UNRWA, mais tentera de changer les résolutions internationales afin de mettre un terme à la question des réfugiés palestiniens. Elle s’apprêterait à annoncer les détails d’un nouveau plan visant à modifier la question des réfugiés palestiniens au début du mois de septembre, comprenant le gel de toute aide présentée à l’UNRWA en Cisjordanie occupée et appelant Israël à arrêter tout transfert de fonds présentés à l’UNRWA des autres pays. Selon le plan, l’administration de Trump ne reconnaîtra que 10% du nombre actuel de réfugiés palestiniens (un demi-million sur 5,2 millions de réfugiés palestiniens dans le monde). Pour les Palestiniens, cette série d’actions et de sanctions américaines s’inscrit dans “un projet plus large” qui vise à briser le processus de paix au Proche-Orient.


Merzak Tigrine

 


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