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A la une / International

Pacte sur les migrations de l’ONU

La liste des rejets s’allonge

Sebastian Kurz (à gauche), chancelier fédéral d'Autriche, et Heinz-Christian Strache, vice-chancelier autrichien. © D.R.

Adopté en juillet par tous les pays membres de l’ONU, à l’exception des États-Unis et d’Israël, le pacte sur les migrations voit se multiplier les retraits et reports de décision quant à sa signature.


La République dominicaine est le dernier pays en date à annoncer qu’elle ne signera pas le Pacte sur les migrations de l’ONU, craignant que cela ne l'empêche de contrôler sa frontière avec Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain.
Non contraignant, le pacte de l'ONU, le premier du genre sur ce sujet, recense des principes – défense des droits de l'homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale – et fait une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l'information, l'intégration des migrants, l'échange d'expertises, etc. Il sera soumis à approbation les 10 et 11 décembre au cours d'un sommet à Marrakech. Les retraits ou reports de décision s'accumulent, jetant une sérieuse ombre sur le sommet à venir. Le constat est là, l’Europe est très divisée sur la question, puisque la Hongrie, la République tchèque, la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, et l’Italie qui soumettra son adhésion à un vote au Parlement, et même la Suisse ont affiché leur refus de signer ce pacte. En Belgique, le débat lancé autour de ce sujet a provoqué une véritable crise politique au sein du gouvernement. Celle-ci s’est aggravée mardi avec l’appel du Premier ministre au Parlement pour contourner le “blocage” des nationalistes flamands de la N-VA, seuls partenaires de sa coalition opposés à ce texte. “En ce moment il y a un blocage au gouvernement (...) puisqu'il y a un parti sur les quatre qui composent la majorité qui s'est opposé, cela m'a encore été confirmé cet après-midi”, a déclaré Charles Michel au cours d'une conférence de presse en fin de journée. Il a expliqué que les ministres de la N-VA, dont le bouillant secrétaire d'État à la Migration Theo Francken, refusaient d'adjoindre au texte de l'ONU – qui ne peut plus être modifié – “une déclaration interprétative” exprimant certaines réticences des États.  En Hollande, le gouvernement a difficilement surmonté une motion de défiance liée à son soutien au Pacte pour les migrations des Nations unies, au cours d'un débat au Parlement mardi soir. La motion du Forum pour la démocratie (FvD, extrême droite) a été rejetée avec 18 votes pour et 117 contre. Le FvD n'a été soutenu que par le Parti pour la liberté (PVV, extrême droite) de Geert Wilders. Le président du FvD, Thierry Baudet, a soumis la motion au début du débat. Au Canada, le chef conservateur Andrew Scheer s’est opposé fermement mardi soir à l’accord, arguant qu’il donnerait une influence aux entités étrangères sur le système d’immigration du Canada et influencerait la couverture médiatique des questions d’immigration.
“Les Canadiens, et seulement les Canadiens, devraient décider qui entre dans notre pays et dans quelles circonstances”, a-t-il déclaré.


M. T./Agences

 


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