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A la une / International

Ouverture du G7 à Biarritz (France)

La politique commerciale de Trump critiquée

Les dirigeants des pays membres du G7 aborderont divers sujets brûlants. © D.R

La guerre commerciale menée à coup de tarifs douaniers entre Pékin et Washington dure depuis un an.

Les Européens ont interpellé Donald Trump dès son arrivée hier au Sommet du G7 à Biarritz dans le sud-ouest de la France en l'avertissant que les guerres commerciales ruineraient l'économie mondiale. Emmanuel Macron a mis en garde contre des “tensions commerciales” qui sont mauvaises pour tout le monde, dans une brève allocution à la télévision. 
Cette déclaration fait suite aux menaces de Donald Trump d’imposer des taxes sur les vins français, si la France en venait à l’imposition de droits de douanes aux GAFA (Google, Appel, Facebook et Amazon), les géants américains du numérique. Des taxes jugées “injustes” par le Président américain, qui promet aux Européens des droits de douane comme ils n'en ont jamais vus. En milieu de matinée, le président du Conseil européen Donald Tusk a rétorqué, lui aussi, au cours d'une conférence de presse aux menaces américaines, se disant prêt à protéger avec une sincère détermination le vin français, brandissant la menace d’une réaction “sur le même plan” de la part de Bruxelles. “Les guerres commerciales conduiront à la récession, alors que les accords commerciaux boostent l'économie”, a-t-il alerté. “C'est un G7 qui arrive à un moment important de déstabilisation sur de nombreux sujets”, a souligné le Président français qui a eu un déjeuner “improvisé” en tête-à-tête avec son homologue américain. 
Aussi, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est déclaré, quant à lui, “très inquiet” de cette guerre commerciale menée par les États-Unis. “Le Royaume-Uni risque d'être impliqué là-dedans (...) Ce n'est pas une manière de faire”, a-t-il déclaré en arrivant au sommet du G7. “Ceux qui soutiennent les droits de douane risquent d'être tenus pour responsables du retournement de l'économie mondiale. Il faut une désescalade des tensions”, a-t-il ajouté. La guerre commerciale menée à coup de tarifs douaniers entre Pékin et Washington dure depuis un an. 
Le Président américain a annoncé, vendredi, que la totalité des 550 milliards de dollars de produits chinois importés aux États-Unis seront frappés de tarifs douaniers encore plus lourds d'ici fin 2019, en réponse à la Chine qui a fait part de son intention d'imposer de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d'importations en provenance des États-Unis. Cette guerre commerciale entre les deux puissances rend le marché boursier volatile, et assombrit ainsi les perspectives de croissance de l’économie mondiale. Mais pour l’Europe, cette confrontation sino-américaine peut se transformer en une guerre monétaire. “Cette bataille entre la Chine et les États-Unis met aujourd'hui en péril la croissance européenne”, a averti la semaine dernière Bruno Le Maire, le ministre français de l'Économie et des Finances. Pour rappel, les États-Unis ont déjà imposé des sanctions douanières sur certains produits européens, notamment, l’aluminium et l’acier, deux produits très utilisés dans l’industrie américaine. 


Katia Mesbah/Agences 


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