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Craignant une infiltration de terroristes et un flux de déplacés

La Tunisie renforce la sécurité à sa frontière avec la Libye

La réunion du Conseil national de sécurité tunisien, présidée par Kaïs Saïed, tenue le mardi 7 janvier 2020 au Palais de Carthage. © D.R

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a condamné mardi “l'ingérence” de la Turquie dans le conflit en Libye, à l’issue d’une réunion consacrée à Bruxelles à ce pays et à la crise irano-américaine en Irak.

La dangereuse dégradation de la situation en Libye voisine inquiète énormément la Tunisie, dont le Conseil de sécurité a été convoqué par le président Kaies Saied pour parer à tout risque d’infiltration de terroristes, dans l’éventuel flux de réfugiés libyens qui franchiraient la frontière tuniso-libyenne. Car le président tunisien estime que “tout indique que la situation en Libye est susceptible de connaître davantage de complexité”, avec l’envoi par Ankara de ses soldats en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA) à Tripoli contre l’offensive de Khalifa Haftar, dont les troupes ont pris lundi le contrôle de la ville de Syrte et poursuivaient hier leur avancée sur la capitale libyenne. “La situation risque de connaître des complications, en particulier à la lumière de l'ingérence étrangère”, a-t-il affirmé, alors que le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan a annoncé hier l’envoi d’un premier “contingent” de 35 soldats turcs à Tripoli, dont le travail se limiterait, selon lui, à la “coordination” avec les troupes du GNA de Fayez al-Serraj. 
“La Turquie endossera un rôle de coordination.

Les soldats ne combattront pas”, a déclaré M. Erdogan cité par le journal Hurriyet. “Les militaires qui seront envoyés par la suite ne seront pas amenés à prendre part aux combats”, a insisté Erdogan, tandis que des responsables turcs ont évoqué à plusieurs reprises l'envoi de personnels amenés à “conseiller” et “former” les troupes du GNA, a rapporté l’AFP. 

Dans son intervention, publiée sur le site officiel de la Présidence de la République tunisienne, le président Saied a évoqué la possibilité d’“un afflux de réfugiés, que ce soit des frères libyens ou d'autres pays dont les citoyens résident en Libye comme cela s'est produit en 2011”. Il a souligné à cet égard la nécessité de “bien se préparer à tous ces développements, qui sont non seulement liés à la sécurité et à la possibilité qu'un certain nombre de terroristes infiltrent la population réfugiée en Tunisie, mais aussi au rapatriement d'un certain nombre d'étrangers, qui pourraient se réfugier sur le sol tunisien, comme cela s'est produit en 2011”.

Mais pour le Président, l’apporche de lutte contre une telle situation devrait être régionale “afin que certains obstacles ne se produisent pas ou qu'un certain nombre de problèmes qui n'ont pas été pris en compte n'apparaissent pas entre-temps”, indiquant que “les précautions de sécurité et militaires nécessaires ont été prises pour sécuriser l'espace aérien et les côtes tunisiennes et préserver la souveraineté du pays”.

Dans sa guerre contre le GNA, sous-couvert de lutte contre le terrorisme, le maréchal Haftar est soutenu notamment par l'Égypte et les Émirats arabes unis qui lui fournissent un appui diplomatique et militaire. Ces deux pays sont des rivaux régionaux de la Turquie et d'un autre allié du GNA, le Qatar. M. Erdogan affirme que “2500 mercenaires du groupe Wagner, une société militaire privée russe, se battent aussi aux côtés des forces de Haftar”, ce que Moscou dément.

Les États-Unis ont fait état de la présence d’environ 1400 mercenaires russes en Libye. Mardi soir, l’agence de presse Reuters a publié une longue enquête sur un hôpital privé de Saint-Pétersbourg (Russie), où seraient soignés des combattants blessés en Libye, citant des témoignages de trois blessés russes déjà soignés dans cet établissement et un infirmier ayant travaillé sur place.

 

 

 


Lyès Menacer 



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