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A la une / International

Des Touareg libyens ont été reçus par Ankara durant une semaine

La Turquie avance ses pions dans le sud de la Libye

Visite en Turquie, le 1er avril dernier, de 10 cheikhs touareg et des dirigeants libyens. © D.R.

Ce rapprochement avec les Touareg du Sud libyen est perçu comme une nouvelle tentative d’ingérence d’Ankara dans les affaires internes du pays, déjà qu’elle est accusée de soutien assumé des Frères musulmans libyens, aux côtés du Qatar.

Une délégation de chefs Touareg a été reçue à Ankara début avril et durant plusieurs jours dans ce qui semble être un nouveau pas de la Turquie de renforcer son rôle en Libye, qualifié d’ingérence par certaines parties libyennes, a rapporté la presse locale. Cette rencontre serait, selon des sources libyennes, le fruit d’un long travail diplomatique, via des organismes humanitaires financés par le gouvernement turc, pour amener à la table des discussions huit chefs targuis et d’autres personnalités du Sud de la Libye favorables à Ankara.
Selon le quotidien libyen Al Wassat, les Touareg ont rencontré l’influent Ibrahim Kalin, un influent idéologue islamiste et représentant du président Recep Tayyip Erdogan. Il est d’ailleurs pressenti pour prendre la direction de l’agence de renseignement turque, selon les médias locaux.
Ce dernier coordonne également les activités des mouvements islamistes de la mouvance des Frères musulmans à l’étranger, en organisant avec leurs représentants des rencontres régulières à Ankara, ajoutent les mêmes sources, sans compter le rôle qu’il joue dans le soutien financier et logistique accordé à ces mouvements pour étendre leur influence dans les pays d’Afrique du Nord et permettre de fait à la Turquie d’asseoir davantage son influence dans cette région. Ankara a avancé à visage voilé grâce aussi à sa fondation humanitaire l’IHH (Fondation de secours humanitaire), selon des sources libyennes. Mais ce rapprochement avec les Touareg répond évidemment au souci de la Turquie de placer ses pions dans le Sud libyen, frontalier avec le Sahel où les grandes puissances se disputent le terrain politico-militaire. La dernière tournée africaine d’Erdogan, où il a fait escale à Bamako fait partie de son plan de jouer un rôle dans les années à venir dans la bande sahélo-saharienne. La Turquie est accusée à maintes reprises d’ingérence dans les affaires libyennes, avec le soutien qu’elle accorde à la branche libyenne des Frères musulmans, dont le parti Al-Watan que dirige l’ancien chef terroriste Abdelhakim Belhaj. Ankara dément évidemment chaque fois ces accusations, même s’il affirme qu’il est dans son droit de s’intéresser à ce qui se passe en Libye, en raison des grands investissements qu’elle a engagés dans ce pays du temps de l’ancien régime de Tripoli. Même si elle a fini par lâcher le défunt guide libyen Mouammar Kadhafi en 2011, la Turquie n’a pas pris ses distances avec ce pays, où elle dispose d’une forte influence dans le jeu politico-militaire actuel, grâce à ses entrées à Tripoli et à Misrata.


Lyès Menacer

 


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