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A la une / International

Alors qu’Al-Sissi prêtera serment aujourd’hui

La vague d’arrestations se poursuit en Égypte

Des dizaines de militants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés durant le mois de mai 2018, ont dénoncé plusieurs ONG internationales et locales, alors que le président réélu, Abdel-Fattah al-Sissi va prêter serment, aujourd’hui, pour un second mandat de quatre ans. “La police et les forces de sécurité nationales égyptiennes ont procédé à une vague d'arrestations de détracteurs du président Abdel Fattah al-Sissi depuis début mai 2018”, lit-on dans un communiqué publié, jeudi soir, par Human Rights Watch, soulignant que “les accusations portées contre eux semblent être uniquement basées sur leurs messages dans les médias sociaux et leur activisme pacifique. La sécurité a brièvement détenu plusieurs des détenus au secret”. Ainsi, après avoir été réélu avec plus de 97% des voix en mars face à une opposition réduite au silence, à coup d’arrestations et d’intimidations, M. Sissi, élu une première fois en 2014, prêtera serment devant le Parlement qui lui est aussi acquis et prêt à voter favorablement toutes les réformes en cours ou futures. Parmi les opposants et membres de la société civile arrêtés dernièrement figurent le blogueur et journaliste Waël Abbas, les blogueurs Chérif Gaber et Chadi Abouzeid ou encore l'opposant Hazem Abdelazim. Waël Abbas publiait depuis plus d'une dizaine d'années sur Facebook, YouTube et Twitter des prises de positions, notamment, contre les violences policières, la torture ou la corruption. “L'état d'oppression en Égypte est si bas que les forces d'al-Sissi arrêtent des activistes bien connus alors qu'ils dorment (arrêtés chez eux à l’aube, ndlr), simplement pour s’être exprimés”, a ajouté Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. “Le message est clair que la critique et même une légère satire gagneraient apparemment les Égyptiens en prison”, lit-on encore dans le communiqué HRW qui précise que “les arrestations interviennent après une déclaration de février du procureur général Nabil Sadeq ordonnant aux procureurs de surveiller les sites de médias sociaux qui répandent des mensonges et de fausses nouvelles”


L. M.


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