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A la une / International

Un conflit oppose le gouvernement nigérian aux deux chambres

L’accès au Parlement barricadé par les forces de sécurité

Les forces de sécurité nigérianes ont temporairement bloqué les accès au Parlement, hier, énième rebondissement du bras de fer qui oppose l'exécutif et les deux Chambres parlementaires à 6 mois de la présidentielle, ont constaté des correspondants de l'AFP, entraînant le limogeage du chef des Renseignements. Des hommes armés et cagoulés portant des insignes de la police et de l'agence de renseignement nationale (Department of State Services - DSS) s'étaient postés dès 7h00 devant les portes de l'institution, empêchant législateurs, employés et journalistes d’entrer. Les parlementaires ont finalement pu accéder à leurs bureaux en milieu de matinée, après avoir vivement protesté. Le chef de l'Agence des renseignements nigériane a été limogé quelques heures plus tard, a annoncé la présidence qui a condamné une opération illégale menée à son insu. Aucune raison officielle n'a été avancée, mais plusieurs représentants de l'opposition bloqués à l'extérieur ont accusé la présidence de la République de vouloir lancer une procédure de destitution contre le président du Sénat, avec lequel les relations sont notoirement exécrables. “Nous sommes envahis par la sécurité de l'État. Nos collègues ne peuvent pas se rendre au travail”, s'est insurgé devant la presse le sénateur Ben Murray-Bruce, membre du principal parti d'opposition, le Parti démocratique du peuple (PDP). “Nous avons été informés que les sénateurs de l'APC (au pouvoir, ndlr) essayaient de renverser le leadership. C'est anti-démocratique”, a-t-il ajouté. L'ancien président Atiku Abubakar, récemment passé dans l'opposition et candidat autoproclamé à la présidentielle, a condamné dans un communiqué une tentative illégale et non-démocratique de s'introduire dans l'Assemblée nationale pour imposer son agenda consistant à changer le leadership du Sénat. Les porte-parole de la présidence, contactés par l'AFP, n'étaient pas joignables dans l'immédiat.
Cet incident est le dernier rebondissement dans le bras de fer opposant depuis des mois le chef de l'État Muhammadu Buhari - qui espère briguer un second mandat - au président du Sénat Bukola Saraki - auquel beaucoup prêtent des ambitions présidentielles. M. Saraki, qui a quitté, la semaine dernière, l'APC pour rejoindre le PDP, est soupçonné d'avoir orchestré la vague de défections massives qui a secoué le parti au pouvoir mi-juillet, avec la démission de 14 sénateurs et 37 membres de la Chambre basse. Les parlementaires avaient ensuite ajourné les sessions du Parlement au 25 septembre, suscitant de vives critiques de la part de l'exécutif qui réclamait en urgence le déblocage de fonds pour l'organisation des élections générales prévues en février 2019.

R. I./Agences


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