A la une / International

L’internationale

L’AFRIQUE EN BREF

Cameroun : Combats entre l’armée et indépendantistes anglophones
Des affrontements entre indépendantistes anglophones et soldats camerounais ont éclaté hier matin à Buea, capitale de la région du Sud-Ouest anglophone en crise, ont rapporté des témoins. “Il y a eu des affrontements entre des Amba boys (combattants séparatistes anglophones) et soldats”, a déclaré un témoin, cité par l'AFP. “Nous avons entendu des coups de feu dans la zone de Mile 16”, un quartier périphérique de Buea, a confirmé un habitant de la ville. Aucun bilan des combats n'était disponible dans la matinée, la zone des affrontements étant inaccessible. “Les Amba boys sont entrés à Mile 16 tôt le matin, ont commencé à tirer en l'air, bloqué la route et incendié des véhicules”, a relaté le témoin. Des militaires, selon la même source, sont arrivés sur place rapidement, obligeant les indépendantistes à se retirer de la zone, après des échanges de coups de feu. Les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont confrontées à une grave crise depuis fin 2016 sur fond de velléité d'indépendance du Cameroun anglophone.

R. I./Agences

Érythrée-éthiopie Réouverture de deux postes-frontières
L'Éthiopie et l'Érythrée ont rouvert hier deux postes-frontières fermés depuis 20 ans, nouvelle étape symbolique de la spectaculaire réconciliation de ces voisins de la Corne de l'Afrique. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président érythréen Issaias Afeworki ont participé à deux cérémonies officielles, d'abord à l'extrême sud-est de leur frontière commune, ensuite au nord-ouest, a indiqué le ministre érythréen de l'Information Yemane Gebre Meskel sur Twitter.
Les postes-frontières situés d'une part au sud-est entre les villes de Bure, en Éthiopie, et Debay Sima, en Érythrée, et d'autre part au nord-ouest entre Zalambessa (Éthiopie) et Serha (Érythrée), font partie des points de passage fermés en 1998 à l'aube de la guerre de deux ans qui a opposé les deux pays, faisant 80 000 morts, notamment en raison d'un différend territorial. Une guerre froide de 20 ans entre l'Éhiopie et son ancienne province a suivi, paralysant le développement et les échanges bilatéraux, et minant la sécurité régionale. Mais, contre toute attente, une volonté d'ouverture de la part d'Abiy Ahmed en juin a été accueillie favorablement par Issaias Afeworki, amorçant un improbable rapprochement entre frères ennemis. Au cœur de ce dernier, la promesse de M. Abiy de respecter le jugement en 2002 d'une commission internationale soutenue par l'ONU, accordant à l'Érythrée un territoire disputé.

R. I./Agences