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A la une / International

Sommet de l’Union africaine aujourd’hui à Nouakchott

L’Afrique face à ses crises et ses conflits

Une quarantaine de chefs d’État attendus au sommet de l’Union africaine. © D.R.

Les dirigeants de l’Union africaine se retrouvent aujourd’hui dans la capitale mauritanienne pour un sommet axé sur le renforcement de l’intégration continentale, mais qui débordera sur les autres fléaux, qui rongent le continent, tel le terrorisme, ou la crise migratoire.

Une quarantaine de chefs d’États africains, auxquels se joindra le président français Emmanuel Macron, se pencheront sur les crises qui secouent le continent, notamment la guerre civile au Soudan du Sud ou le Sahara occidental, dont le drapeau flotte pour la première fois sur Nouakchott avec ceux des autres membres de l’UA à l’occasion de ce sommet. Même si l’exode de centaines de milliers d’Africains vers l’Europe ne figure pas au programme officiel, il en sera question probablement question, ne serait-ce officieusement, d’autant plus le chef de l’État français a été convié à ce rendez-vous. Ce dernier doit discuter avec ses homologues du G5 Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger et Tchad) de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott, pour lutter contre les terroristes. Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée à Sévaré (Mali). Ceci étant, le président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame doit présenter un nouveau rapport sur une réforme institutionnelle de l’Union visant notamment à garantir son autonomie financière de pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique. Le budget de l'UA provient à plus de 50% des bailleurs étrangers et ses programmes sont financés à 97% par les donateurs. Pour réduire cette dépendance, la réforme prévoit le prélèvement dans chaque pays d'une taxe de 0,2% sur des importations. La création d’une zone de libre-échange (ZLEC), lancée le 21 mars à Kigali et qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes en Afrique et la corruption, qui, selon l’ONU, fait perdre au continent 25% de ses richesses annuelles, devraient également être au coeur des discussions. Les dirigeants africains examineront le dossier de la ZLEC, projet phare de l’agenda 2063 de l’UA visant à créer un grand marché commun, approuvé par 44 pays sur 55, mais pas par deux poids lourds du continent, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Le projet, qui prévoit la levée progressive des droits de douane sur 90% des produits entre pays africains doit entrer en vigueur en 2019, avec un délai de dix ans pour généraliser les mesures du traité de Kigali, alors que le commerce intra-africain ne représente que 16% des échanges des pays concernés, selon des statistiques officielles. Autre volet de cet agenda 2063, le projet de marché unique et libéralisé pour le transport aérien, incluant 23 pays, sera défendu par le président togolais Faure Gnassingbé.    


Merzak T./Agences

 


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2 réactions
Brahms le 01/07/2018 à 18h48

Que de la corruption, des trafics, des incompétents. Tous ces sommets ne servent à rien, c'est que du gaspillage d'argent. Mobutu avait volé 33 milliards de dollars à son pays pour acheter des villas somptueuses en Belgique, Suisse, France, lingots d'or dans des coffres en Suisse pour assurer ses arrières et pour finir, au cimetière au Maroc. Kadhaffi 360 milliards de dollars dans les poches pour finir coupé en tranche dont 16 milliards de dollars volés par la Belgique. Des bilans de quoi ?

Brahms le 01/07/2018 à 18h48

Que de la corruption, des trafics, des incompétents. Tous ces sommets ne servent à rien, c'est que du gaspillage d'argent. Mobutu avait volé 33 milliards de dollars à son pays pour acheter des villas somptueuses en Belgique, Suisse, France, lingots d'or dans des coffres en Suisse pour assurer ses arrières et pour finir, au cimetière au Maroc. Kadhaffi 360 milliards de dollars dans les poches pour finir coupé en tranche dont 16 milliards de dollars volés par la Belgique. Des bilans de quoi ?

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