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La Réforme institutionnelle au menu du 11e sommet à Addis-Abeba

L’Algérie défavorable à l’amendement des statuts de l’UA

L'hémicycle où siègent les chefs d'état de l'Union africaine à Addis-Abeba. ©D. R.

Le 11e sommet extraordinaire de l’Union africaine s’ouvre aujourd’hui à Addis-Abeba, en Éthiopie, ayant pour ordre du jour la réforme institutionnelle de l’organisation panafricaine.

Durant deux jours, les chefs d’État et de gouvernement des 55 pays membres se pencheront sur les questions liées à la rationalisation des modes de gestion des contributions, les nouvelles modalités de travail et du financement de l’UA. Représentée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, l’Algérie réaffirmera, à l'occasion de ce sommet, sa position favorable à une révision du fonctionnement technique des structures de l’organisation, estimant nécessaire l'adhésion la plus large de l’ensemble des États membres de l’UA à ce projet de réforme, a rapporté l’APS. “Le contenu de la réforme de l’UA devrait bénéficier de l’adhésion la plus large de l’ensemble des États membres de l’UA dont la mécanique financière devrait tenir compte des capacités économiques de chaque pays”, avait estimé M. Ouyahia, lors de la session de consultations sur la question de la réforme de l’UA, tenue en janvier dernier à Addis-Abeba. M. Ouyahia avait souligné que “l’Algérie partage l’impératif d’une réforme institutionnelle et structurelle de l’UA”. La question de la réforme de l’organisation panafricaine est un sujet très sensible, avec l’adhésion du Maroc en janvier 2017, après avoir quitté la défunte Organisation de l’Union africaine (OUA) en novembre 1984, en signe de contestation de l’adhésion de la République sahraouie au sein de l’OUA. Car Rabat manœuvre en faveur d’une réforme politique de l’UA, ce que l’Algérie et d’autres pays africains refusent catégoriquement, puisque la démarche vise à toucher aux principes fondateurs de cette organisation. À la veille justement du 28e sommet de l’UA, qui s’est tenu le 30 et 31 janvier 2017, l’Algérie avait manifesté son opposition à une quelconque modification des principes fondateurs de cette organisation. L’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal avait affirmé que “ces réformes doivent être pratiques et techniques et non pas politiques”, précisant qu’il “ne s’agit pas d’une réforme fondamentale qui touchera les objectifs et les principes de l’Union, mais plutôt de la révision du fonctionnement technique de l’Organisation et de ses structures pour améliorer leur rendement”. Chargé, en juillet 2016, par ses pairs d’élaborer un rapport sur la réforme de l’UA, Paul Kagamé, président en exercice de l’UA et chef de l’État rwandais, a proposé, entre autres, la transformation du mécanisme du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) en agence de développement de l’UA. Une autre proposition portant sur le renforcement des compétences du président de la Commission a été également formulée dans les recommandations de ce rapport élaboré avec le concours des experts et adopté par l’assemblée générale de l’organisation panafricaine.

Lyès Menacer/APS


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