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A la une / International

Crise malienne

L’Algérie opposée à la révision de l’accord de paix

© D. R.

Le ministre des Affaires étrangères, Sabri  Boukadoum, a affirmé, jeudi à New York, que l’accord de paix au Mali, “laborieusement négocié”, demeure “le mécanisme approprié” pour le règlement durable de la crise, réitérant l'engagement de l'Algérie à poursuivre ses efforts pour “l'application tangible de cet accord”. “Cela fait plus de quatre ans que l’accord de paix au Mali a été signé. En dépit des difficultés qui ont entravé sa pleine mise en œuvre, il demeure le mécanisme approprié qui s’impose aujourd’hui pour la prise en charge d’un règlement pérenne de la crise malienne”, a-t-il souligné dans son intervention lors de la réunion de haut niveau sur le Mali, tenue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Rappelant que l'accord est “le fruit d’une négociation inclusive entre les parties maliennes et qu'il traduit un compromis laborieux mais solide”, le ministre a estimé que “cet accord ouvre de réelles perspectives pour le développement économique, social et culturel au Mali”. Le chef de la diplomatie algérienne a relevé également la “volonté commune” des parties d’aller de l’avant dans la mise en œuvre des dispositions de l'accord de paix et d’aborder “sereinement” les prochaines étapes du processus de paix. M. Boukadoum a appelé, dans ce contexte, la communauté internationale à réfléchir “ensemble” sur les meilleurs moyens de relancer la dynamique de mise en œuvre de l’accord, soulignant la nécessité de prendre en considération “certains éléments fondamentaux” afin de contribuer au succès de cette démarche. Le ministre des Affaires étrangères a énuméré, à ce propos, “deux éléments fondamentaux: consacrer encore davantage les vertus du dialogue et de la concertation inter-maliens dans toutes les décisions qui engagent l’avenir du peuple malien”, a-t-il affirmé, précisant le rôle de la communauté internationale qui doit se limiter à celui “d’accompagner les parties maliennes, dans le cadre d’un agenda unique dans le seul l’intérêt du peuple malien”. Le chef de la diplomatie algérienne a estimé, par ailleurs, “qu'au Sahel comme au Mali, il y a un devoir de solidarité, de clarté”, exprimant son souhait d'obtenir “une compréhension et une action communes”. Il a souligné la nécessité de “mutualiser” les efforts diplomatiques pour régler les problèmes du Mali et du Sahel, mais aussi de la Libye, mettant en garde contre “la compétition malsaine”. “Elle est désastreuse ! Elle pourrait encore l’être davantage. N’allons pas trop loin pour tenter de régler les problèmes du Mali et du Sahel”, a-t-il averti.
 

R. I./Agences



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