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Bombardement de Bouaké (Côte d’Ivoire)

L’ancienne ministre française de la Défense va témoigner

© D.R.

L'ancienne ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie viendra finalement témoigner au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en 2004 à Bouaké (Côte d'Ivoire), a annoncé hier le président de la cour. Mme Alliot-Marie doit témoigner le 13 avril devant la cour d'assises de Paris. D'autres ministres de l'époque, Jean-Pierre Raffarin (Premier ministre), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères), sont convoqués à la barre les 12 et 13 avril. Mme Alliot-Marie avait dans un premier temps indiqué à la justice qu'elle ne viendrait pas au procès, estimant avoir tout dit sur cette affaire en témoignant devant une juge d'instruction en 2010. 

Le procès se déroule depuis le 29 mars et jusqu'à la mi-avril à Paris, en l'absence des trois accusés biélorusse et ivoiriens, mais avec des familles de victimes qui espèrent avoir “enfin des réponses” dans cette affaire toujours obscure, notamment de la part des ministres de l'époque. 

Le 6 novembre 2004, deux chasseurs de l'armée loyaliste ivoirienne, qui tentait de reprendre le contrôle du nord du pays aux rebelles, ont bombardé à Bouaké un camp militaire des forces de paix françaises chargées de faire tampon entre les deux camps. Cette attaque surprise a tué 9 soldats français et un civil américain, et fait une quarantaine de blessés.  L'enquête n'est pas parvenue à déterminer qui a donné l'ordre de bombarder les Français et pourquoi. 
Les ministres et l'état-major français ont toujours privilégié l'hypothèse d'une “bavure” ivoirienne. Mais certaines tergiversations et déclarations contradictoires de ministres français de l'époque ont semé le doute chez des familles de victimes, au point que certains de leurs avocats voient le bombardement comme le fruit d'une “manipulation politique française” qui aurait mal tourné. 
Les enquêteurs ont examiné le rôle à l'époque de Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, et une juge d'instruction a demandé en vain leur renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR), seule institution française habilitée à juger des anciens ministres. 

AFP


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