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accord d’Alger pour la paix et la réconciliation

Le gouvernement malien veut accélérer sa mise en œuvre

Vers l’application effective des Accords d’Alger. © D.R

La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, connaît une nouvelle dynamique.

La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, connaît une nouvelle dynamique dans le sens de sa mise en œuvre. C’est en effet le commentaire qui est fait par la représentante de la Minusma, Joanne Adamson, qui estime que les progrès lents observés durant cette période dans le processus de paix en sont les principales causes, a rapporté la presse malienne. 

“Depuis le début de la transition, nous assistons de nouveau à une dynamique qui redonne de l’espoir”, at-elle indiqué lors des Journées d’information sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, inaugurées mardi dernier 2021. Le CNT, la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) et d’autres acteurs maliens ont, à cette occasion, planché sur les moyens visant à accélérer la mise en œuvre de l’accord d’Alger et à contribuer à lever les obstacles pour sa mise en œuvre.

Le centre du Mali connaît également “une recrudescence de la violence orchestrée à la fois par des groupes terroristes et par des bandes armées qui, défiant l’autorité de l’État, procèdent au grand banditisme, aux assassinats ciblés et aux règlements de comptes”, a-t-elle rappelé. Et ce, sans pour autant omettre de souligner que “la faiblesse de la présence de l’État ou parfois son inexistence fait de certaines parties du centre du Mali un terrain fertile à cette forme d’insécurité”. Aussi, selon la représentante de la Minusma, “seule une approche multidimensionnelle peut prendre en charge la multiplicité des causes profondes de l’insécurité dans le Centre”. 

Selon les mêmes sources, Joanne Adamson a promis que la Minusma continuera à renforcer son appui aux forces armées maliennes et à soutenir la mise en œuvre des réformes envisagées dans le secteur de la défense et de la sécurité, afin d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de rétablissement de son autorité sur l’ensemble du territoire. 

Enfin, elle dira que le rôle du CNT est essentiel pour la poursuite de la mise en œuvre de l’accord pour la paix. L’objectif ultime de l’accord est de recoudre le tissu social malien, a estimé pour sa part le vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane. 

La Mali a connu trois accords de paix pour endiguer la crise sécuritaire née des rébellions : l’accord de Tamanrasset avec le MPA en janvier 1991 ; l’accord d’Alger de 2006 ; l’accord issu du processus d’Alger de 2015 ou accord de Bamako, dit accord d’Alger a également affirmé le président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République, Souleymane Dé. Selon lui, la situation sécuritaire du pays et les débuts de contestations de plus en plus grandissants de la présence des forces armées étrangères au Mali exigent la vulgarisation de l’accord pour la paix de Bamako et la levée des obstacles à sa mise en œuvre. 

Dans ce sillage, une délégation du Conseil paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine affirme avoir reçu des autorités de la transition au Mali des assurances que les élections présidentielle et législatives maliennes auront lieu à la date prévue par le calendrier officiel, soit fin février 2022. 

À l’issue de sa rencontre avec les autorités de transition, la délégation du CPS de l’Union africaine s’est dit “satisfaite” des avancées réalisées dans le processus de transition au Mali et a promis de faire un compte rendu de sa mission aux chefs d’État africains qui statueront sur la situation dans ce pays pour voir quel soutien faut-il apporter aux autorités de la transition. 

Pour autant, les chefs de la transition au Mali ont mis à profit leur rencontre avec la délégation du CPS de l’UA pour réclamer un appui technique et financier de l’UA, de la Cedeao et de l’ensemble des partenaires, notamment pour sécuriser le pays pour l’organisation des élections de février 2022.

AMAR R.


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