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A la une / International

Alors que la rue demeure mobilisée

Le grand ayatollah se dissocie du futur cabinet en Irak

© D. R.

Le grand ayatollah Ali Sistani a refusé hier d'être associé au futur Premier ministre en Irak dont les partis négocient la nomination sous égide iranienne au moment où les pouvoirs à Bagdad et Téhéran sont conspués dans la rue, toujours mobilisée. Le dignitaire de 89 ans, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, passe pour avoir fait et défait tous les Premiers ministres depuis le renversement du dictateur Saddam Hussein après l'invasion américaine du pays en 2003.

La semaine dernière, c'est son prêche qui avait précipité la chute du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi, un an après sa prise de fonctions. Mais cette fois-ci, a prévenu l'ayatollah Sistani, il ne joue “aucun rôle” et ne fait “pas partie” des négociations, menées sous l'égide des émissaires de Téhéran: le général iranien Qassem Soleimani et le dignitaire chiite en charge du dossier irakien au  Hezbollah libanais, Mohammed Kaoutharani.

“La nomination du Premier ministre doit se faire loin de toute ingérence étrangère”, a martelé son représentant à Kerbala. Les manifestants, qui restent mobilisés, refusent quiconque sera nommé à la tête d'un pouvoir qui n'a pas été entièrement revu. Ils veulent une nouvelle Constitution et une nouvelle classe politique après que l'actuelle, inchangée depuis 16 ans, ait fait s'évaporer l'équivalent de deux fois le PIB du pays dans les volutes de la corruption.

Cette sortie d’al-Sistani intervient au lendemain d’un ressembleent nocturne à la place Tahrir à Bagdad, où des miliciens de Hachd al-Chaabi (chiite pro-iraniens) ont agressé des manifestants au couteau, selon la presse irakienne, alors que des enlèvements de militants sont encore signalés en Irak. Depuis le début de la semaine, deux figures de la contestation à Tahrir ont été enlevées alors que d'autres sont victimes d'intimidations, des actes contre lesquels l'État assure ne rien pouvoir faire.

Jeudi, le père de Zahra Ali, manifestante de 19 ans, a dit à l'AFP avoir retrouvé le corps sans vie et torturé de sa fille, qui distribuait des repas sur Tahrir. Et hier, des proches de Zeid al-Khafaji, un jeune photographe connu sur Tahrir, ont indiqué qu'il avait été enlevé devant sa porte en arrivant à l'aube chez lui de Tahrir. Sous les yeux de sa mère, assurent des militants sur les réseaux sociaux, il a été embarqué dans un 4X4 noir.
 

R. I./Agences



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