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A la une / International

Selon un rapport de l’International Crisis Group

Le Liban a besoin d’une aide internationale et de réformes vitales

© D. R.

Le Liban a besoin d'une aide internationale pour sortir de son naufrage économique, a estimé l'International Crisis Group dans un nouveau rapport publié hier, soulignant toutefois que cette assistance devait être conditionnée à l'adoption des réformes longtemps ignorées par la classe politique. Le pays connaît depuis 2019 un effondrement économique qui s'accompagne d'une pénurie de dollars, d'une forte dépréciation de la livre libanaise et d'une explosion de l'inflation qui a plongé une partie de la population dans la précarité. Ces difficultés ont été un des vecteurs du soulèvement populaire inédit d'octobre, contre une classe politique jugée corrompue et incompétente. “La crise économique est sans précédent dans l'histoire du pays”, reconnaît le centre de réflexion International Crisis Group (ICG), qui estime que “le Liban aura besoin d'une aide externe d'urgence pour en éviter les pires conséquences sociales”. Le pays a annoncé en mars être en défaut de paiement. 

Le gouvernement a adopté un plan de relance et entamé des négociations sur des aides financières avec le Fonds monétaire international (FMI). “Afin d'obtenir de nouveaux financements” et éviter le pire, “le Liban doit accélérer d'urgence les négociations avec le FMI”, dont l'assistance pourrait ouvrir la voie au déblocage d'aides par d'autres donateurs, indique l'ICG. “En attendant qu'un soutien international plus substantiel ne soit disponible, les donateurs externes pourraient avoir à accroître leur aide humanitaire”, souligne-t-il. Selon le ministère libanais des Finances, plus de 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté et le chômage touche plus de 35% de la population active. Toutefois, avertit l'ICG, les donateurs devraient demander en contrepartie “des efforts pour éliminer la corruption et le clientélisme”.

Les autorités espèrent obtenir neuf milliards de dollars du FMI, outre 11 milliards de dollars promis en 2018 lors d'une conférence organisée à Paris. Les fonds de 2018 n'ont jamais été débloqués faute de réformes des dirigeants. “Le gouvernement actuel, et tout gouvernement qui pourrait suivre, devra procéder à une réforme structurelle et institutionnelle pour rétablir sur des bases solides le système économique et financier”, préconise l'ICG. “Pour réussir, un tel changement structurel devra mettre fin au modèle politique, où des cliques corrompues œuvrant pour leurs propres intérêts s'approprient et redistribuent les ressources de l'État.” “Les réformes frapperaient inévitablement leurs intérêts vitaux”, avertit l'ICG. 

R. I./Agences


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