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A la une / International

Alors que Paris assure qu’il est libre en Arabie Saoudite

Le Liban réclame le retour de son Premier ministre Hariri

©D. R.

Hier, le chef d’État libanais a affirmé au chargé d’affaires saoudien à Beyrouth que la manière dont le Premier ministre Saad Hariri a démissionné était “inadmissible”. Ce qui laisserait entendre que M. Hariri est détenu par Riyad, comme insiste le Hezbollah.

Le torchon brûle entre Beyrouth et Riyad au sujet de la probable détention par les autorités saoudiennes du Premier ministre libanais Saad Hariri, donné par Paris comme toujours libre, alors que le Hezbollah affirme qu’il a été arrêté, une semaine après avoir annoncé sa démission, dans un contexte régional marqué par de graves tensions avec l’Iran. Hier, le président du Liban, Michel Aoun, a réclamé le retour de M. Hariri, dont la démission à partir de Riyad a semé le troublé à Beyrouth où des voix accusent l’Arabie saoudite d’être derrière cette décision. “Le président Aoun a reçu le chargé d'affaires saoudien à Beyrouth, Walid Boukhari, et l'a informé que la manière dont s'est produite la démission de M. Hariri était inacceptable”, a indiqué la présidence libanaise dans un communiqué. Le président de la République “a réclamé le retour du chef du gouvernement au Liban”, a rapporté l’AFP. “Après une semaine d'assignation à résidence, volontaire ou non, il est grand temps que cheikh Saad (Hariri), avec lequel nous sommes en accord pour poursuivre le processus de construction et de stabilité de l'État, revienne”, a déclaré hier matin le leader druze libanais Walid Joumblatt sur son compte Twitter. “Il n'y a pas d'alternative”, a-t-il ajouté.  Walid Joumblatt, interrogé plus tard par Reuters, a affirmé que son pays ne méritait pas les accusations saoudiennes. “Pendant des années, nous avons été amis”, a-t-il rappelé, jugeant “triste” la situation actuelle, lit-on sur le quotidien libanais L’Orient Le Jour. “Le retour de M. Hariri est une nécessité pour restituer l’équilibre interne et externe dans le cadre de la légitimité libanaise”, a déclaré Fouad Siniora, ancien Premier ministre et leader du Mouvement du Futur, lit-on sur la presse locale. Plus virulent encore, l’actuel ministre de l’Intérieur et considéré aussi comme “compagnon de route” du Premier ministre, Nouhad al-Machnouk, qui a déclaré que “les Libanais ne sont pas un troupeau de moutons ni une portion de terre dont la propriété passe de l’un à l’autre”. Pour lui, “la politique au Liban est régie par les élections et non pas par les allégeances”. De son côté, le Hezbollah a affirmé, via son chef Hassan Nasrallah, dans une intervention télévisée, que “le chef du gouvernement libanais est détenu en Arabie saoudite, on lui interdit jusqu'à ce moment de rentrer au Liban”. Pour le leader du mouvement chiite, l’Arabie saoudite a proposé des milliards de dollars pour Israël afin qu’il livre une guerre au Liban, ont rapporté les médias proches du Hezbollah. L’appel de Riyad à ses ressortissants installés au Liban pour rentrer au pays est interprété par certains comme une preuve d’une probable guerre qui se prépare contre le Liban, plus particulièrement contre le Hezbollah, dans la perspective de freiner l’influence iranienne dans la région. Dans un souci d’équilibre, la France a affirmé par la voix de son chef de la diplomatique, Jean-Yves Le Drian, que M. Hariri était “libre de ses mouvements” en Arabie saoudite, où le chef d’État français Emmanuel Macron s’est rendu hier pour, officiellement, tenter de faire baisser les tensions avec l’Iran. Opposés à l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, les États-Unis de Donald Trump sont accusés d’être derrière ce remue-ménage dans une région où Riyad veut jouer au gendarme à l’approche de l’intronisation du prince héritier Mohamed Ben Selmane à la tête du royaume.

Lyès Menacer


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