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A la une / International

L’ancien ballon d’or vainqueur à l’issue du 2e tour de la présidentielle

Le Liberia a choisi Weah pour sa transition démocratique

George Weah, président du Liberia. ©D. R.

Le déroulement pacifique de la présidentielle et la victoire incontestable de l’ancien footballeur George Weah donnent beaucoup d’espoirs aux Libériens, mais peut servir d’exemple à d’autres pays africains où les élections constituent un moment de violences dans une grande partie des cas.

Le Liberia baignait encore hier dans l’euphorie de la victoire pacifique de George Weah, l’ex-star du Paris-Saint-Germain (PSG, France), avec 61,5% des suffrages, contre 38,5% à son adversaire, le vice-président Joseph Boakai, selon des résultats officiels quasi complets annoncés, jeudi soir, deux jours après le vote. Candidat déçu à deux présidentielles, Mister Weah, comme il est souvent appelé, n’a pas désarmé et sa ténacité se voit donc récompensée à 51 ans pour affronter un nouveau défi : diriger un des pays les plus pauvres d’Afrique où tout est à faire. À la présidentielle de 2005, Weah avait été battu, en effet, par Mme Sirleaf. Six ans plus tard, il s'était présenté à la vice-présidence, mais son ticket avait été devancé par celui associant la prix Nobel à Joseph Boakai. L'attaquant star de Monaco, du PSG et du Milan AC dans les années 1990 doit prêter serment le 22 janvier, marquant ainsi la première transition démocratique depuis plus de 70 ans dans ce pays anglophone, sorti en 2003 d'une longue et cruelle guerre civile. Favori après être sorti vainqueur du premier tour du 10 octobre avec plus de 38% des voix, George Weah s'était montré sûr de lui avant et après le jour de l'élection. “Le peuple libérien a clairement fait son choix”, avait tweeté le Ballon d'or 1995 dès mercredi. Joseph Boakai, 73 ans, avait, lui, voulu y croire jusqu'au bout. “On parle de Weah, mais ce sont uniquement ses comtés”, déclarait-il encore peu avant l'annonce du résultat. Mais la victoire de l'ancien footballeur a été nette, et son adversaire n’avait d’autre choix que de reconnaître sa défaite, chose qu’il a faite hier, en conférence de presse, entouré de son équipe de campagne et de ses partisans. “Mon amour pour le pays est plus profond que mon désir d'être président. C'est pourquoi, il y a peu, j'ai appelé George Weah pour le féliciter en tant que vainqueur du scrutin présidentiel”, a déclaré M. Boakai à la mi-journée, dans un message solennel à la nation. “Je respecte la volonté du peuple, telle qu'annoncée par la Commission électorale nationale”, a-t-il ajouté au siège de sa formation dans le centre de Monrovia. “Je rejetterai toutes les tentatives d'imposer la douleur, la difficulté, l'agonie et l'incertitude. Mon nom ne servira d'excuse pour aucune goutte de sang humain dans ce pays”, a-t-il conclu. La rue a aussi salué cette victoire de la vedette sportive, en mêlant justement gloire sportive et espoir politique. “On a attendu pendant 12 ans. Maintenant, le pouvoir va au peuple”, a lâché la vice-présidente de la Ligue de la jeunesse de la Coalition pour le changement démocratique (CDC), la formation de M. Weah, Josephine Davies. George Weah n'a pas tardé à se présenter comme le président élu de la République du Liberia sur son compte twitter. Près de trois décennies après le début de la guerre civile, qui a fait quelque 250 000 morts de 1989 à 2003, le Liberia s'apprête à vivre une transition en douceur. La présidente Sirleaf a signé, mardi, un décret établissant une équipe de transition pour organiser un transfert ordonné du pouvoir dans un pays également marqué par l'épidémie d'Ébola.

L. M./Agences


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