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A la une / International

Les violences armées persistent dans le centre du pays

Le Mali toujours dans la tourmente sécuritaire

Mobilisation de militaires pour renforcer la sécurité des villageois. © D.R.

Le déploiement de nombreuses forces armées dans le nord du Mali n’a pas empêché le retour en force des groupes terroristes qui bénéficient, en partie, d’un soutien local.

De nouvelles violences armées sont survenues durant fin juillet dans le centre du Mali, au lendemain de l’élection présidentielle dont les résultats sont toujours attendus. En deux jours, deux attaques ont eu lieu dans le centre du pays, théâtre d’une inquiétante montée de violences terroristes et intercommunautaires depuis plus de deux mois. La première a ciblé un chef du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) à Ménaka le 30 juillet. “Khamad Ahmed, un haut commandant militaire du MSA a été abattu en pleine ville de Meneka, par des hommes armés sur une moto et son véhicule a été emporté par les assaillants”, lit-on sur la presse locale, sans autres précisions sur l’appartenance des auteurs de cette énième attaque contre des responsables administratifs, tribaux et militaire dans cette ville, proche de la frontière nigérienne, d’où plusieurs incursions terroristes ont été lancées ces derniers temps. La deuxième attaque a eu lieu le 31 juillet (mardi) et a pris pour cible un convoi de l’armée malienne, chargé de la sécurisation des opérations électorales, selon plusieurs sources. Au moins quatre soldats ont été tués dans cette embuscade et d’autres ont été blessés. Mais le bilan risque en effet de s'aggraver car “deux véhicules de l'armée malienne et ses occupants n'ont pas encore été retrouvés”, a indiqué une source militaire sous le couvert de l’anonymat, a rapporté l’AFP. L'embuscade s'est produite dans la région de Ségou, dans le centre du Mali où s'étaient produits la majorité des incidents qui ont perturbé le premier tour de l'élection présidentielle de dimanche. Les militaires, chargés de sécuriser les opérations pendant le cycle électoral, ont été attaqués sur un axe qui mène vers la localité de Nampala, selon une source militaire malienne. “Il s'agit d'une attaque complexe. Les terroristes ont tendu l'embuscade et  ensuite ils ont tiré sur le convoi, qui s'est défendu. Il y a huit terroristes tués”, a affirmé une autre source militaire. Une source administrative de Nampala a confirmé que l'attaque du convoi avait causé la mort de plusieurs militaires maliens. Le gouvernement de Bamako a indiqué que le vote n'avait pas pu se tenir dimanche dans plus de 700 bureaux sur quelque 23 000, dont près de 600 dans la région de Mopti (centre). Et c’est justement dans la région de Mopti que se concentrées ces derniers mois les violences, opposant parfois la minorité peule à d’autres communautés. Mais l’armée malienne est également accusée d’exécutions sommaires contre des membres de la communauté peule, accusés à tort d’appartenance à des groupes terroristes. Il faut aussi signaler les multiples attaques terroristes contre les villageois isolés dans les régions frontalières avec le Niger. Ces attaques sont l’œuvre de la branche sahélienne de l’autoproclamé État islamique qui a fait du nord-est du Niger son quartier général.


Lyès Menacer

 


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