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A la une / International

L’ONG hrw appelle les grandes puissances à mettre la pression sur l’Égypte

“Le mépris pour les droits de l’homme” dénoncé

Depuis la nomination d’un nouveau ministre de l’Intérieur en 2015, les disparitions forcées, les mauvais traitements dans les prisons, les actes de torture généralisés et les exécutions extrajudiciaires probables ont sensiblement augmenté, affirme l’ONG.

L’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch a mis hier en demeure le président égyptien, fraîchement réélu pour un second mandat, sur plusieurs questions liées aux violations répétées des droits de l’homme depuis son arrivée au pouvoir en 2013. “Al-Sissi a remporté les élections du 2 avril 2018 avec 97% des suffrages exprimés après des mois d'intimidation et d'arrestations d'autres candidats potentiels”, a déclaré HRW, estimant que “le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi devrait donner la priorité aux réformes visant à mettre un terme au cours de son second mandat aux violations graves des droits humains”. En effet, “depuis qu'al-Sissi a pris le pouvoir en 2013, les autorités ont reconstitué et élargi les instruments répressifs qui ont défini l'ère du soulèvement d'avant 2011”, explique l’ONG, ajoutant que “les disparitions forcées, les mauvais traitements dans les prisons, les actes de torture généralisés et les exécutions extrajudiciaires probables ont sensiblement augmenté après mars 2015, date à laquelle al-Sissi a nommé le ministre de l'Intérieur, Magdy Abd al-Ghaffar”. Preuves à l’appui, “Human Rights Watch a documenté l'utilisation systématique de la torture par la police égyptienne et les agents de la sécurité nationale pour forcer les détenus à avouer ou à divulguer des informations, ou en guise de punition”. La mort de 817 manifestants en une seule journée en 2012, qui pourrait être qualifiés de “crime contre l’humanité”, démontre l’ampleur des violations par le nouveau régime après la destitution de Mohamed Morsi, l’ancien président démocratiquement élu au lendemain de la chute de son prédécesseur Hosni Moubarek fin 2011. La sombre palmarès d’al-Sissi en matière de répression des libertés s’enrichit évidemment de jour en jour. “Sous le gouvernement d'al-Sissi, le nombre de dissidents pacifiques détenus a atteint des dizaines de milliers. Au moins 20 journalistes sont en détention”, ajoute encore HRW qui énumère d’autres actions à l’encontre de tous ceux qui s’opposent au nouveau régime du Caire. “Les poursuites, les interdictions de voyager et le gel des avoirs contre les défenseurs des droits de l'homme, en plus d'une nouvelle législation répressive, menacent d'éradiquer efficacement les organisations indépendantes du pays, autrefois solides. Le gouvernement a ciblé les minorités sexuelles et de genre pour une répression musclée, avec plus de 230 personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) poursuivies pour +débauche+”, lit-on encore dans le communiqué diffusé sur le site de l’ONG, dans lequel elle rappelle que “la situation en matière de sécurité et de droits de l'homme dans le nord du Sinaï s'est détériorée dans le cadre de la campagne antiterroriste de l'armée égyptienne, qui a très probablement comporté des exécutions extrajudiciaires”.


Lyès Menacer


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