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A la une / International

Après les incidents en marge du sommet Afrique-Japon

Le Mozambique rappelle Rabat à l’ordre

Altercation à Maputo. © D.R.

Dans un communiqué officiel le ministère mozambicain des Affaires étrangères a vivement critiqué les agissements “inadmissibles” des membres de la délégation marocaine, en marge du sommet Afrique-Japon, lorsqu’ils ont voulu, par la force empêcher les représentants sahraouis d’y participer.

En réponse à la version de Rabat sur les événements regrettables qui avaient émaillé le déroulement du Sommet Afrique-Japon le 24 août dernier à Maputo, le Mozambique a rendu public un communiqué rétablissant la vérité concernant les tentatives des membres de la délégation marocaine d’empêcher la délégation de la République arabe sahraouie démocratique d’y participer.
Accusant le Maroc d’avoir usurpé des prérogatives, qui n’étaient pas siennes, le ministère mozambicain des affaires étrangères a qualifié de “répugnant” le comportement du représentant marocain, lors de la réunion ministérielle, précédant le sommet. La même source explique “qu’au cours des travaux, à la suite d’une impasse sur le format de la participation, le Japon et l’Union africaine ont conclu un accord pour la participation de tous les membres de l’Union africaine à la réunion de Maputo”.
Mais la délégation du Maroc a tenté de s’imposer comme administrateur de la réunion en s’accordant le droit de contrôler l’accès au Centre international des conférences, ainsi qu’à la salle de réunion, ayant même fait recours à la violence, ajoute le MAE mozambicain. Ce dernier met l’accent sur “son étonnement et sa répugnance devant le comportement du Maroc à l’égard d’un autre membre de l’Organisation, une violation inacceptable des principes qui régissent la relation entre les États”.
Poursuivant dans le même ordre d’idées, le Mozambique a souligné “qu’il condamne cette attitude déplorable de la délégation marocaine”, et “regrette le manque de respect des représentants de Mohammed VI envers le chef de l’État mozambicain, les participants, les représentants des États, les organisations internationales et les partenaires de l’Union africaine”. Cet incident n’est pas le premier du genre de la part des diplomates marocains.
On rappellera, à titre d’exemple, ce qui s’est passé le 18 mai dernier lors de la  réunion du Comité de décolonisation de l’ONU  à Saint Vincent et Grenadines, où des membres de la délégation marocaine avaient agressé des diplomates algériens. Ce genre d’agissements est devenu récurrent de la part des délégations marocaines, lesquelles usent de la force pour s’imposer lorsqu’elles sont à court d’arguments pour convaincre leur auditoire. Maintenant, c’est la stratégie adoptée par Rabat pour atteindre ses objectifs au sein de l’Union africaine qu’il a intégrée en janvier dernier, pour en exclure la République arabe sahraouie, un membre statutaire de l’organisation panafricaine.


Merzak Tigrine


 


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