Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

Centres d’accueil pour migrants souhaités par l’UE

Le niet catégorique de la Libye

Fayez As-Sarraj, Premier ministre de la République arabe libyenne. © D.R

S’alignant sur les positions d’Alger, de Rabat et de Tunis, Tripoli a signifié hier son “refus catégorique d’accueillir sur son sol des centres d’accueil pour migrants comme le souhaitent les pays de l’Union européenne”.  

Dans un entretien accordé au quotidien allemand Bild, le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez As-Sarraj, a annoncé qu’il refusait catégoriquement l’installation en Libye de centres d’accueil pour migrants tel que souhaité par les pays de l’Union européenne. “Nous sommes absolument contre le fait que l’Europe veuille tout à fait officiellement installer chez nous les migrants illégaux dont on ne veut pas dans l’UE”, a déclaré Fayez As-Sarraj au quotidien allemand lors de l’interview réalisée à Tunis. “Nous ne ferons pas non plus de “deals” avec l’UE et prendre en charge des migrants illégaux en échange d’argent”, a-t-il expliqué. “Je suis très étonné qu’en Europe plus personne ne veuille accueillir de migrants mais qu’on nous demande d’en accueillir des centaines de milliers ici”, a souligné le président du Conseil présidentiel libyen et chef du gouvernement d’union nationale. Il a, par ailleurs, appelé les Européens à exercer plus de pression sur les pays d’origine des migrants plutôt que sur la Libye, où les passeurs ont mis en place leur juteux trafic, profitant du chaos né de la guerre qui a renversé le régime du colonel Mouammar Kadhafi. Rappelons que les États membres de l’Union européenne, très divisés sur l’accueil des migrants, sont parvenus au forceps fin juin à un accord dans lequel ils affirment vouloir “explorer” la création de “plateformes de débarquement” hors de l’Union européenne pour les migrants secourus en mer. Les contours du projet, qui a été déjà rejeté par l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, restent toutefois très flous et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international. Il y a lieu de relever que Fayez As-Sarraj a rejeté les critiques émises par l'ONG espagnole Proactiva Open Arms selon laquelle les garde-côtes libyens ont abandonné en mer en début de semaine deux femmes et un petit garçon.
L’enfant et l’une des femmes étaient morts à l’arrivée des secouristes espagnols, mais l’autre femme a miraculeusement survécu. “Ce sont de satanés reproches qui ne sont pas vrais et ont déjà été rejetés par nos garde-côtes”, a souligné le chef du gouvernement, avant d’ajouter : “Nous sauvons chaque jour des centaines de personnes au large des côtes de la Libye, nos bateaux sont en permanence en mission”. Mais “nous avons besoin de davantage de soutien financier et logistique afin de pouvoir être encore plus rapides et efficaces dans nos opérations de sauvetage”, a rappelé le chef du gouvernement d’union nationale libyen reconnu par la communauté internationale.          


Merzak Tigrine

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER