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Lutte contre le terrorisme dans le Sahel

Le Niger réclame une coalition internationale

Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger. © D. R.

La France n’a pas réussi à convaincre le Conseil de sécurité pour accorder un mandat onusien à la force du G5-Sahel, face au refus des États-Unis qui préfère un soutien bilatéral aux pays de la région.

Le président du Niger, Mahamadou  Issoufou, souhaite la mise en place d’une “coalition internationale” antiterroriste au Sahel, dans un entretien qu’il a accordé à Radio France International, à la veille d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine qui a ouvert ses travaux hier à Niamey. “La Minusma qui est présente au Mali est financée par les Nations unies, à hauteur d’un milliard de dollars.

Nous n’avons pas besoin d’un milliard de dollars pour faire fonctionner la force conjointe. Il suffit qu’on nous affecte une partie de ces ressources-là pour pouvoir rendre opérationnelle la force conjointe” du G5-Sahel, regroupant cinq pays de la région, a affirmé le chef d’État nigérien, soulignant qu’“à défaut, ce que nous proposons, ce qu’il y ait une coalition internationale de pays pour lutter contre le terrorisme au Sahel, comme il y a eu une coalition contre Daech au Moyen-Orient”.

Pour M. Issoufou, la menace terroriste “concerne le monde” et non pas seulement les pays du Sahel qui luttent parallèlement contre le crime organisé, le trafic de drogue et des armes, ainsi que contre les réseaux de trafic de migrants. “Le combat que nous menons, nous le menons pour le monde entier. Parce que si, un jour, le Sahel est occupé par les terroristes, l’Europe va être atteinte et c’est le monde entier qui sera menacé”, a-t-il insisté.

Au moment où l’Union africaine tient un sommet extraordinaire pour accélérer le processus de mise en place d’une zone commerciale continentale de libre-échange, la problématique sécuritaire ne peut être négligée, notamment dans cette zone du Sahel qui constitue une connexion importante entre l’Afrique du Nord et la partie sud du continent africain. Cela explique d’ailleurs, en partie, ce pourquoi les groupes armés ont fait de cette bande sahélienne leur zone de repli et d’action terroriste depuis quelques années, profitant évidemment de la faiblesses des États de la région, de la situation socioéconomique qui facilite le recrutement de nouveaux combattants, ainsi que de l’immensité du territoire pour faciliter leur déplacement en dehors des zones de déploiements militaires.

La mise en place de la force conjointe du G5-Sahel et la présence militaire étrangère et des troupes onusiennes n’ont pas réussi à venir à bout des différents groupes terroristes, dont les membres sont issus des communautés locales et ont une maîtrise du terrain. Embourbée dans le nord du Mali, la France tente vainement d’obtenir un mandat onusien pour le G5-Sahel. Mais à chaque fois, les États-Unis opposent leur veto au Conseil de sécurité, préférant une coopération et aide bilatérales, alors que sur le plan financer le G5-Sahel a du mal à réunir environ 450 millions d’euros annuels, nécessaires à son fonctionnement.

En attendant, “le dernier sommet de la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) a décidé de convoquer un sommet extraordinaire sur la sécurité, très prochainement à Ouagadougou, afin de mutualiser davantage les capacités opérationnelles, les capacités de renseignement, à l’échelle de la région, à l’échelle de la Cédéao”, a déclaré M. Issoufou à RFI. “Et nous prévoyons également d’impliquer davantage nos partenaires extérieurs dans la lutte contre cette menace qui ne concerne pas seulement notre région”, a-t-il ajouté.
 

Lyès Menacer

 


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