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A la une / International

Grève générale au Soudan

Le non du principal parti d'opposition

© D. R.

Le principal parti d'opposition soudanais al-Oumma a déclaré hier rejeter “la grève générale annoncée” par les chefs de la contestation pour faire pression sur les militaires qui refusent de transférer le pouvoir aux civils. “Nous rejetons la grève générale annoncée par certains groupes d'opposition”, en référence à l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a annoncé le parti al-Oumma dans un communiqué, signe d'une division au sein du mouvement alors que les négociations avec les militaires sont à l'arrêt.

Les dirigeants de la contestation au Soudan ont appelé à une grève générale “mardi et mercredi” en raison de l'impasse dans laquelle se trouvent depuis plusieurs semaines les négociations avec l'armée sur le transfert du pouvoir aux civils. Les deux parties ont accepté le 27 avril d'établir un “Conseil souverain” constitué de militaires et de civils, mais les discussions butent sur un désaccord concernant la personne qui devra présider cette instance, censée diriger le pays pendant trois ans. Le Conseil militaire de transition dirige le Soudan depuis la destitution le 11 avril du président Omar al-Bachir sous la pression d'un mouvement de contestation déclenché le 19 décembre. Le dialogue engagé avec l’ALC, fer de lance de la contestation populaire avait suscité beaucoup d’espoir chez les Soudanais, mais aussi de la méfiance.

Ce pourquoi le sit-in organisé depuis le 6 avril dernier est toujours en place devant le quartier général de l’armée à Khartoum. Les Soudanais réclament le transfert total du pouvoir aux mains des civils, mais l’armée s’y refuse. La communauté internationale demande aussi à l’armée d’accélérer le processus de transfert du pouvoir aux civils, afin d’éviter au Soudan le chaos, après un règne sans partage d’Omar al-Bachir depuis 1989. Il faut souligner aussi que l’ingérence de l’Égypte voisine, de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis, en faveur de l’armée, a donné un coup de frein à la révolution soudanaise qui n’a toutefois pas dit son dernier mot.
 

L. M./Agences


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