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A la une / International

Alors que l’Onu a accepté sa plainte et saisira Madrid

Le Parlement catalan insiste sur l’investiture de Puigdemont

Le Parlement catalan a adopté une motion visant à dénoncer la “dérive autoritaire” du gouvernement espagnol. © D. R.

Mardi soir, le leader catalan Carles Puigdemont a affirmé qu’il ne se rendra jamais aux autorités espagnoles.

Le Parlement de Catalogne a réitéré hier ses exigences d’investir le leader indépendantiste, Carles Puigdemont, en tant que président de la Région de Catalogne, lors d’une séance plénière, votant une résolution dans ce sens et dans laquelle les députés catalans ont appelé, dans leur majorité, les autorités espagnoles à respecter le droit à l’exercice politique, lit-on dans la presse locale. Selon Gemma Geis, élue du parti Ensemble pour la Catalogne, “en ces temps d'urgence démocratique pour la Catalogne, nous devons dire publiquement que nous ne renoncerons pas à l'investiture du président Carles Puigdemont”, en détention en Allemange depuis dimanche, en attendant que la justice allemande statue définitivement sur son éventuelle extradition vers l’Espagne. L’assemblée catalane a affirmé aussi sa volonté à investir les deux autres leaders emprisonnés Jordi Turull et Jordi Sanchez. Gemma Geis de la liste de Puigdemont est également soutenue par Carles Riera de la Candidatura de Unidad Popular (Candidature pour l’union populaire,  CUP).
“Nous demandons une séance d'investiture dès maintenant, pour investir Carles Puigdemont”, a lancé son porte-parole Carles Riera. “Nous assumerons toutes les conséquences que cela entraîne”, a-t-il encore insisté, lit-on sur le site du quotidien catalan ARA. Les députés catalans ont également voté une résolution exigeant la libération de tous les détenus politiques et la cessation des poursuites judiciaires contre les indépendantistes exilés, dont Carles Puigdemont qui a affirmé mardi soir qu’il ne se rendra jamais à la justice espagnole, l’accusant de violer ses droits à l’exercice politique. La résolution a recueilli 71 voix favorables et 20 voix contre. Pour rappel, la plainte déposée par M. Puigdemont contre Madrid a été enregistrée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce dernier a indiqué qu’il va saisir le gouvernement espagnol afin qu’il s’explique sur le Cas de Carles Puigdemont et de son camarade Jordi Sanchez qui a entamé la même démarche auprès de l’ONU. Madrid dispose d’un délai de six mois pour apporter les preuves ayant motivé ses mandats d’arrêt contre les leaders catalans. Par ailleurs, l'ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati, visée par un mandat d'arrêt européen, elle aussi pour avoir pris part à la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne, s'est rendue hier à la police en Écosse où elle s'est exilée, a rapporté l'AFP. Elle demandera sa remise en liberté conditionnelle avant une audience sur son éventuelle extradition vers l'Espagne. Clara Ponsati souhaite “se défendre vigoureusement” contre ces accusations qu'elle réfute et qui relèvent selon elle d'une “persécution politique”, a ajouté son conseil. Elle soutient que les tribunaux espagnols ne peuvent garantir ses droits.


Lyès Menacer/Agences

 


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