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A la une / International

Refus d’Ankara de renoncer aux missiles S-400 russes

Le Pentagone suspend l’entraînement des pilotes turcs

Ellen Lord, secrétaire adjointe à la Défense américaine chargée des acquisitions. © D. R.

Avançant comme argument la présence de la Turquie à l’Otan, les États-Unis estiment que les avions furtifs F-35 sont incompatibles avec les S-400 qu’Ankara est déterminé à acquérir chez les Russes.

Le Pentagone a suspendu lundi l’entraînement des pilotes turcs sur les avions de combats F-35, soit 50 jours plus tôt qu’annoncé par Washington le 7 juin dernier, ont indiqué des sources militaires américaines à Reuters. “Le ministère est au courant que les pilotes turcs de la base aérienne de Locke ne voleront pas”, a déclaré à Reuters le lieutenant-colonel Mike Andrews, porte-parole du Pentagone.

“À moins d'un changement de la politique turque, nous continuerons de collaborer étroitement avec notre allié turc pour mettre fin à sa participation au programme de chasseurs F-35.” Cette décision est intervenue après que des informations aient fait état de l’envoi par Ankara de ses militaires pour s’entraîner sur le système antimissiles S-400 à Moscou, expliquent certaines sources au Pentagone. Mais cela fait également suite au refus de la Turquie de renoncer à l’acquisition du système antimissiles S-400 de fabrication russe et que les États-Unis considèrent comme incompatibles avec leurs avions furtifs F-35 que leurs alliés utilisent au sein de l’Otan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été catégorique, il y a quelques jours, en affirmant qu’il n’annulera pas le contrat qu’il a conclu avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Derrière l’entêtement d’Erdogan, il y a aussi le dossier du système antimissile américain Patriot que Washington ne semble pas prêt à vendre à Ankara. Le chef
d’État turc avait affirmé que son pays ne pourrait envisager d'acheter le système antimissile américain Patriot que si les conditions étaient aussi favorables que celles offertes par la Russie pour ses S-400. “Mais malheureusement nous n'avons pas reçu de proposition positive de la partie américaine au sujet des Patriot”, a-t-il déclaré. Ce que réfute Washington par la voix du patron du Pentagone, Patrick Shanahan. Ce dernier a affirmé à la presse que l'offre américaine pour les Patriot était “très concurrentielle”.

Pour rappel, Washington avait accordé un délai allant jusqu’au 31 juillet prochain pour que la Turquie renonce à son projet d’achat du S-400, un système très performant. Il s’agit d’une première mesure de rétorsion que Washington vient de prendre, avant de passer à l’annulation des contrats de sous-traitance attribués à des entreprises turques pour la fabrication des F-35 américains, comme l’a déjà annoncé il y a quelques jours la secrétaire adjointe à la Défense chargée des acquisitions, Ellen Lord. Ce conflit entre Washington et Ankara soulève autant de questions que d’incertitudes sur le devenir des relations entre les deux pays, tout comme il suscite des interrogations sur l’avenir de la présence turque au sein de l’Alliance atlantique (Otan), sous domination américaine et foncièrement anti-russe.
 

Lyès Menacer

 


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