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A la une / International

Réfugiés vénézuéliens

Le Pérou assouplit les conditions d’entrée

Le Pérou, qui a nettement durci, samedi, les conditions d'entrée des migrants vénézuéliens sans passeport, a annoncé dans la soirée un certain assouplissement, autorisant l'entrée des femmes enceintes, des personnes de plus de 70 ans, et d'enfants venant rejoindre leurs parents. “Pour raisons humanitaires, il a été décidé que la présentation de la carte d'identité suffirait dans le cas de femmes enceintes, de mineurs venant rejoindre leurs parents et d'adultes âgés de plus de 70 ans”, a annoncé le gouvernement dans un communiqué, quasiment 24 heures après l'entrée en vigueur des nouvelles règles. “Pour ce qui est des mineurs, ils devront présenter un acte de naissance, et l'adulte qui les accompagne devra avoir un passeport”, précise le communiqué. Cette mesure d'assouplissement est la deuxième, puisque le gouvernement avait déjà annoncé qu'il accepterait l'entrée sans passeport des personnes réclamant le statut de réfugié. Jusqu'à ces nouvelles règles, pour pénétrer au Pérou, attractif en raison du dynamisme de son économie, seule une carte d'identité suffisait aux Vénézuéliens, qui continuent de fuir par milliers, plongeant l'Amérique latine dans une crise migratoire majeure. Il y a lieu de noter que selon les Nations unies, 1,6 million de Vénézuéliens ont fui depuis 2015 la profonde crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région. Quelque 2,3 millions de Vénézuéliens vivent à l'étranger, mais pour d'autres, ce chiffre est beaucoup plus haut. Selon l'Observatoire de la diaspora vénézuélienne de l'université centrale du Vénézuéla, 3,8 millions de personnes ont quitté le pays depuis le début de l'arrivée du défunt Hugo Chavez au pouvoir en 1999. Le sociologue vénézuélien, Tomas Paez, estime que la diaspora, répartie dans 90 pays, représente 10 à 12% de la population du Vénézuéla de 30,6 millions, selon le dernier recensement. La plupart des migrants se rendent en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Chili, des pays économiquement dynamiques.

R. I./Agences


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