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A la une / International

Marche de soutien aux détenus rifains et contre la “Hogra” à Rabat

“Le peuple veut la chute du roi” Mohamed VI

Le mouvement de contestation du rif ne décolère pas. ©D. R.

Cette “Marche de la dignité” et de soutien aux détenus de Hirak, le mouvement de contestation né dans le Rif, a mobilisé des Marocains d’autres régions. Les manifestants veulent la fin de la monarchie et réclament de rendre enfin le pouvoir au peuple.

Les Rifains, rejoints par des dizaines milliers d’autres concitoyens marocains, ont réclamé hier à Rabat la fin de la monarchie, lors d’une marche nationale de soutien aux militants du Hirak, injustement incarcérés par le Makhzen depuis le début de la contestation dans le Rif, il  y a presque trois semaines. “Le peuple veut la chute du roi” et “le pouvoir au peuple”, scandaient les manifestants qui ont dénoncé le Makhzen, mais aussi les politiques, en arrivant devant le siège du Parlement marocain, quadrillé par les éléments de la police antiémeute, comme l’ont montré les vidéos et les photos diffusées sur les réseaux sociaux. Elles montrent aussi la présence des parents des détenus, dont ceux du leader de Hirak, Nasser Zefzafi, au premier rang des marcheurs, brandissant des banderoles et des pancartes demandant la libération des détenus et dénonçant les pratiques policières répressives. “Koulouna Zefzafi, ya al-Makhzan hadhari (nous sommes tous Zefzafi, al-Makhzan fais attention)”, “le peuple veut la libération des détenus”, “Non au militaire”, «ô détenu, soit rassuré, le peuple poursuit la lutte”, ont scandé les manifestants qui dénoncent l’injustice et l’exclusion que vivent de nombreuses régions du pays depuis des décennies. Mais la manifestation a été aussi l’occasion de dénoncer un Etat marocain “corrompu” à tous les niveaux. “La marche couvre le boulevard Mohammed V de la gare au cimetière des Chouhada. De visu, c’est énorme”, a affirmé le journal en ligne marocain Le Desk, qui a signalé l’absence des forces antiémeute tout au long du parcours, en dehors de quelques éléments déployés devant le siège du Parlement. Des manifestations de soutien aux militants rifains arrêtés ont eu lieu simultanément dans des villes européennes, come Barcelone, Bruxelles et Genève, ont rapporté les médias rifains en ligne. La marche d’hier intervient au lendemain de nouvelles arrestations d’autres figures de Hirak. En effet, samedi, la police marocaine a interpellé quatre militants du mouvement, ont rapporté plusieurs sources. “Il y a eu trois arrestations ces dernières 24 heures”, a indiqué une source de l'exécutif local, citée par l'AFP. Vendredi, au moins six activistes ont été arrêtés dans les principales villes du Rif, Al-Hoceïma et Imzouren, où la population manifeste quotidiennement depuis presque trois semaines et organise des sit-in nocturnes depuis le début du mois de ramadan. Si le mouvement de contestation a débuté il y a sept mois, il s’est accentué ces derniers jours face à l’absence d’une réelle volonté politique du gouvernement marocain, dans un climat de silence total du Palais et du roi Mohamed VI, qui préfère utiliser la répression et la désinformation ponctuées par un jeu de manipulation politique qui s’appuie sur les islamistes de la mouvance salafiste. D’ailleurs, Al-Adl wa al-Ihsane, le mouvement islamiste (tendance frères musulmans), non autorisé mais toléré par les autorités, a organisé une marche à part à Rabat, dans une tentative d’attirer la sympathie des Marocains qui ont dénoncé hier les politiques de tous bords, en arrivant devant le siège du Parlement. Pour rappel, environ 90 personnes ont été arrêtées, dont une trentaine ont été placées en détention provisoire, pour de fallacieuses raisons comme “atteinte à la sécurité intérieure”. Selon la presse marocaine, les familles des détenus viennent de créer un collectif de suivi, avec comme principal objectif de “militer” pour leur libération. Un collectif de plus de 600 avocats s’est constitué suite à ces arrestations massives pour défendre les détenus rifains.

Lyès Menacer


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